La radio FM accompagne encore beaucoup de conducteurs. En voiture, cette technologie, développée depuis les années 1930, reste populaire grâce à sa simplicité et au fait qu’elle soit gratuite. Mais une mutation numérique est en marche avec l’arrivée de la radio numérique terrestre DAB+, qui promet une meilleure qualité sonore et plus de stations. Avec une extinction progressive de la bande FM envisagée entre 2028 et 2033 en France, une question revient souvent : que vont devenir nos autoradios ?
La radio bascule vers le numérique
La FM, inventée en 1933, s’est surtout répandue en France dans les années 1950. Certaines nations ont déjà amorcé la transition : la Norvège a arrêté la bande FM en 2017, et la Suisse a suivi en 2024. En France, aucune date définitive n’est fixée, mais un arrêt progressif d’ici 2033 est évoqué.
Le DAB+ apporte plusieurs avantages : une meilleure qualité sonore, la possibilité d’ajouter du texte ou des images au flux radio, et un nombre de stations sensiblement supérieur. Pour les anciens postes FM, une fois la bascule faite, ils deviendront “muets”, un peu comme les téléviseurs qui sont devenus “aveugles” après le passage à la télévision numérique.
Et les autoradios classiques, alors ?
Selon Auto Plus, beaucoup de conducteurs se demandent ce qu’il adviendra de leurs équipements. Quand la bande FM sera coupée, ces appareils ne capteront plus de stations. En revanche, certaines fonctions resteront utilisables selon les modèles : lecture de CD, prises USB, et streaming audio via Bluetooth.
Pour les constructeurs et les plateformes numériques, la situation représente une opportunité commerciale, illustrant une stratégie technologique innovante. La suppression de l’antenne FM dans certains véhicules, comme les Tesla prévues pour 2026, illustre cette orientation vers le numérique. Le marché automobile montre un potentiel lucratif pour la radio numérique, avec la possibilité de générer entre 1 et 16 € par heure de publicité dans chaque véhicule connecté.
Qu’est-ce que ça change pour la radio ?
La radio ne va pas disparaître, elle évolue avec le numérique. Des acteurs comme Stingray Digital et TuneIn veulent devenir des leaders mondiaux de l’audio en direct. Eric Boyko, PDG de Stingray, insiste sur le poids du marché publicitaire en affirmant que « le marché publicitaire est très lucratif », et la plateforme revendique 600 millions d’heures d’écoute mensuelles.
La radio par satellite, représentée par SiriusXM née de la fusion de XM et Sirius, n’a pas été aussi populaire que prévu mais reste un acteur important pour Stingray/TuneIn dans ce secteur en mutation. Le pari est simple : l’adaptation des radiodiffuseurs traditionnels sera déterminante alors qu’ils migrent vers des solutions numériques.






