Cybercab : Tesla se fait piquer le nom… par une entreprise corse

Mauvaise nouvelle pour Tesla : le nom Cybercab a déjà été déposé par une entreprise française. Elle ne peut donc plus l’utiliser.

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Cybercab : Tesla se fait piquer le nom… par une entreprise corse | L'Automobiliste

Depuis plusieurs années, Tesla travaille d’arrache-pied sur son concept Cybercab, son robotaxi du futur. Problème : elle pourrait perdre cette marque au profit d’une petite entreprise française.


Tesla pourrait perdre la marque Cybercab


Le 10 octobre 2024, Tesla a dévoilé son Cybercab lors d’un événement très attendu, destiné à incarner sa vision du transport autonome. Pourtant, dès le début de l’année 2026, le constructeur se retrouve confronté à un obstacle juridique inattendu. Le nom Cybercab n’est plus libre d’utilisation, une erreur administrative venant perturber la stratégie d’identité de Tesla.


Tesla a bâti sa communication autour du Cybercab comme symbole de son futur robotaxi. Toutefois, dès l’annonce officielle, un détail crucial a été négligé. En effet, au moment de la présentation mondiale, Tesla n’avait pas procédé au dépôt préalable de la marque Cybercab. Or, dans l’industrie automobile, la protection du nom constitue une étape essentielle, notamment pour préserver l’identité commerciale à long terme.


Par conséquent, cette négligence a ouvert la porte à une action parfaitement légale d’un tiers. En l’occurrence, la société française Unibev a déposé le nom Cybercab auprès de l’Office américain des brevets et des marques. Ce dépôt est intervenu le 28 octobre 2024, soit quelques jours après l’annonce publique, mais avant toute démarche officielle de Tesla. Dès lors, Tesla se retrouve privé d’un nom qu’il avait déjà intégré à son discours industriel et médiatique, ce qui complique sérieusement la cohérence de son identité produit.


Cybercab, un nom stratégique désormais hors de portée pour Tesla


L’importance du nom Cybercab pour Tesla dépasse la simple appellation marketing. Ce terme devait incarner l’entrée du constructeur dans le transport autonome urbain, un secteur présenté comme stratégique par Elon Musk. Pourtant, la chronologie joue contre Tesla. En effet, la demande de marque déposée par Unibev bénéficie d’une antériorité juridique incontestable sur le territoire américain. Ainsi, l’USPTO a suspendu l’examen de la demande déposée ultérieurement par Tesla, bloquant de facto l’usage officiel du nom Cybercab.


Cette décision administrative place Tesla dans une position délicate. En effet, tant que la situation juridique n’est pas tranchée, le constructeur ne peut exploiter le nom Cybercab sans s’exposer à des poursuites. De plus, cette incertitude complique la communication autour du projet et fragilise l’identité du véhicule autonome à venir.


À l’origine de ce blocage, la société française Unibev, spécialisée dans les boissons, s’est retrouvée au centre de l’attention médiatique. Bien que son activité soit éloignée de l’automobile, son dépôt de marque est juridiquement valable. Unibev s’est déjà illustrée par le passé en déposant des marques liées à Tesla, notamment autour du terme Teslaquila, une appellation que le constructeur américain avait envisagée pour une boisson alcoolisée avant d’y renoncer.

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