Depuis leur lancement en 2013, les voitures-radars privées font l’objet de vifs débats en France. Ces engins, parfaitement intégrés dans le paysage routier, jouent désormais un rôle de premier plan dans la sécurité sur nos routes. Leur passage en mode privatisé vise à renforcer leur présence et à optimiser leur fonctionnement. Mais comment se déroulent exactement leur opération, leur gestion et les polémiques qui les accompagnent ?
Le parc automobile en constante progression
En 2020, on dénombrait déjà 83 voitures-radars en service. Ce chiffre a grimpé rapidement pour atteindre 150 véhicules fin 2021. La tendance se maintient en 2022, même si certains départements n’ont pas encore adopté cette technologie. L’idée est simple : déploiement de voitures radars pour maîtriser au mieux les excès de vitesse.
Mais ce n’est pas tout : les voitures-radars sont aussi de plus en plus actives. D’ici 2025, on prévoit qu’environ 90 d’entre elles circuleront en même temps sur nos routes, renforçant ainsi la surveillance, rapporte Le Figaro.
Comment ça marche et qui gère ces radars
Beaucoup se posent des questions sur leur mode de fonctionnement. Une interrogation revient souvent : roulent-elles exprès à la vitesse réduite pour inciter aux dépassements ? Officiellement, les conducteurs bénéficient d’un rémunération des conducteurs fixe, qui n’est pas lié au nombre d’infractions constatées. Quant aux entreprises prestataires, elles s’occupent de 75 des 90 voitures qui peuvent être sur la route en même temps et leur rémunération est basée sur les kilomètres parcourus, et non sur le nombre de flashs effectués.
Ces dispositifs ciblent surtout les véhicules venant en sens inverse, tout en pouvant aussi flasher ceux qui les dépassent de plus de 20 km/h.
Quelques chiffres sur les contrôles
En 2021, ces voitures privatisées ont réalisé plus de 6,6 millions de contrôles. Le taux d’infraction a connu une légère baisse, passant de 8,8 % au premier trimestre à 7,5 % à la fin de l’année. Toutefois, cette proportion varie beaucoup selon les départements : dans certains, elle descend jusqu’à 3 %, tandis que dans d’autres, elle grimpe à 12 %.
Cela dit, plus de 500 000 véhicules ont été flashés en 2021 grâce à ces radars, ce qui représente 38 % des infractions totales relevées par l’ensemble des voitures-radars sur l’année. Pour ajouter à cela, en 2020, cette part était inférieure à 9 %, ce qui témoigne d’une nette augmentation.





