Dans une période de fluctuations économiques fréquentes, l’Assemblée nationale et le Sénat ont pris une décision favorable aux automobilistes et à la filière des biocarburants. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une hausse de la fiscalité sur le bioéthanol E85, mais cette proposition a été rejetée, soulageant ceux qui comptent sur ce carburant moins cher et plus écologique.
Le vote qui a fait débat
Le projet de loi de finances 2026 comportait un amendement controversé visant à alourdir la fiscalité sur les biocarburants, notamment le bioéthanol E85. 77 % des députés ont voté contre cette mesure, et les sénateurs l’ont aussi rejetée dimanche 30 novembre, rapporte le site Public Sénat. L’objectif était d’examiner l’intégralité du projet au Sénat, une étape déterminante dans le processus législatif.
La filière des biocarburants a salué ce résultat, estimant que cette hausse probable des taxes aurait pu être engagée « sans concertation préalable », ce qui aurait mis en danger de nombreux emplois dans le secteur agricole français.
Ce que ça change pour l’économie et l’environnement
Le rejet de l’amendement est une bonne nouvelle pour la France, qui est le premier producteur européen de bioéthanol. Les acteurs de l’industrie comme Cristal Union, Tereos et Vestex Bioénergie sont directement concernés.
Le bioéthanol E85 reste attractif pour les consommateurs : son prix moyen est de 0,764 €/L et il est disponible dans 42 % des stations-service françaises. En plus d’abaisser la facture carburant des automobilistes, l’E85 est vanté pour sa capacité à réduire les émissions de CO2. Certains rapports, dont celui de la Cour des comptes européenne (2023), remettent toutefois en question l’ampleur de ces réductions, tandis que le syndicat FNSEA et d’autres défendent ce carburant dans une logique plus verte.
Les solutions et l’évolution du marché auto
Avec le statu quo fiscal sur l’E85, les automobilistes conservent une option économique et à vocation écologique. Le Ford Kuga hybride FlexiFuel E85, par exemple, propose un compromis intéressant avec ses 180 chevaux pour 39 990 €.
Il est aussi possible de convertir des véhicules essence existants grâce à des boîtiers de conversion homologués, même si l’opération coûte plusieurs centaines d’euros, voire plus de 1 000 € selon les modèles.
Parallèlement, 2026 devrait apporter d’autres ajustements : les plafonds des bonus « coup de pouce » et du malus écologique vont augmenter de manière significative, ce qui modifiera encore le paysage automobilistique français.






