La technologie change sans cesse notre façon de conduire, et Coyote, grand nom des avertisseurs de radars, vient de franchir une étape importante. Depuis le 31 mars 2025, la marque propose une appli innovante qui promet de rendre la route bien plus sûre. Cette avancée arrive à un moment où les contraventions pour excès de vitesse se multiplient, empochant d’importantes recettes pour l’État.
Une appli qui change la donne pour signaler les radars
La nouvelle appli de Coyote se démarque avec ses fonctionnalités avancées, notamment en signalant les « zones de contrôles renforcés ». Le terme « contrôle temporaire » a été choisi pour parler de ces zones, et même si on en discute, il faut savoir qu’aucune sanction n’est prévue grâce à un accord daté de 2011. L’idée, c’est que les conducteurs soient bien informés sans enfreindre la loi.
En 2023, 16,8 millions de contraventions ont été dressées, rapportant 750 millions d’euros à l’État. Dans la situation actuelle, l’appli Coyote se présente donc comme un outil intéressant pour éviter ces amendes tout en restant dans les clous de la réglementation.
Une méthode qui paye et de plus en plus de fans
Coyote s’appuie sur les signalements de ses utilisateurs pour repérer les applications de navigation. Ce système a fait ses preuves face à des applications comme Waze ou Google Maps. Avec plus de 5 millions d’utilisateurs en Europe, Coyote parvient à collecter 50 fois plus d’infos que la plupart des applis classiques.
Cette popularité tient aussi au fait que les dispositifs Coyote sont totalement légaux. Maître Eric de Caumont, avocat spécialisé en droit routier, confirme que les boîtiers et applis mobiles de la marque respectent les normes NF et sont reconnus par les autorités françaises et législation européenne.
Histoire et évolution du signalement des radars
Le signalement des radars a une longue histoire en France. Depuis 1974, les automobilistes ont le droit d’alerter leurs pairs sur les radars. Avant l’ère des applis modernes, cela se faisait grâce aux phares ou via la radio.
Cependant, cette pratique a suscité quelques polémiques. En 2011, après des critiques de la part des associations de sécurité routière, le terme a évolué vers « zones de danger ». La distance indiquée change selon le type de route : 500 mètres en ville, 2 km sur route et 4 km sur autoroute. Aujourd’hui, les fabricants doivent aussi intégrer des alertes pour les accidents ou la présence d’objets sur la chaussée.
Les derniers développements et défis juridiques
En 2019, certains ont accusé ces dispositifs de potentiellement aider les malfrats ou les conducteurs sous influence d’alcool. Les autorités ont donc obtenu le droit de masquer temporairement certaines alertes dans des zones bien définies. Par exemple, lors d’un braquage, l’invisibilisation peut durer jusqu’à 10 heures, tandis qu’elle reste limitée à 2 heures pour des alertes liées aux stupéfiants. Face à une contestation devant le Conseil constitutionnel en 2021, ce dernier a jugé ces restrictions légales, car temporaires.
De plus, l’utilisation d’appareils qui détectent ou brouillent les ondes radar est interdite et peut entraîner la perte de six points sur son permis ainsi qu’une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros, selon la législation française.
Nouveauté avec le Coyote Max
Coyote ne s’arrête pas en si bon chemin et a lancé le Coyote Max en novembre 2024. Ce modèle offre une réactivité bien meilleure grâce à un assistant vocal conversationnel et une interface qui combine des alertes visuelles et sonores vraiment percutantes. Proposé au prix de 299 euros, il nécessite un abonnement mensuel spécifique.
À la différence de Waze, qui collecte des données personnelles en échange de la gratuité mais affiche des pubs parfois trop intrusives, le Coyote Max offre une expérience utilisateur claire avec des alertes persistantes.


