L’annonce du retour visible des flashs de radars a fait réagir les automobilistes. Cette mesure, en cours d’étude par le contrôle automatisé du Ministère de l’Intérieur, vise à augmenter la transparence des contrôles routiers et à optimiser les recettes de l’État. Elle s’accompagne d’un déploiement massif de nouveaux radars, avec un calendrier ambitieux jusqu’en 2026. Cette évolution, qui veut aussi promouvoir une meilleure pédagogie sur la route, aura des conséquences pour les conducteurs, tant sur le plan financier que technique.
Une technologie repensée pour qu’on la voie mieux
Depuis la mise en service des voitures radars banalisées, les technologies ont beaucoup évolué. Les radars actuels utilisent surtout des flashs infrarouges invisibles, qui servent davantage à capturer discrètement les infractions qu’à prévenir les conducteurs avec des radars automatiques. Le projet envisagé prévoit un système double : un flash infrarouge indétectable suivi d’un éclair visible émis immédiatement après la détection de l’infraction. Les conducteurs pourront ainsi constater tout de suite qu’ils ont été flashés, ce qui devrait, pour certains, renforcer l’effet pédagogique.
D’après un reportage TF1, les futures installations pourraient intégrer ce double dispositif sur des radars déjà en service, comme les nouveaux radars, fixes, discriminants, tourelles, et les projetés radars urbains automatisés. Les fabricants de radars ont reçu une demande précise du DCA pour intégrer ces modifications, avec la promesse que la lumière ne gênera pas la vision des conducteurs.
Un déploiement national mené par l’État
Le marché public pour l’installation des 5 000 radars urbains automatisés n’a pas encore été attribué, mais le calendrier d’implantation s’étend jusqu’à 2026. En outre, le gouvernement prévoit déjà l’installation de plusieurs milliers de radars supplémentaires au cours des dix prochaines années. Chaque commune sera impliquée dans ce déploiement, conformément à la loi 3DS, et les implantations viseront surtout les zones urbaines pour mieux sanctionner des délits comme la vitesse excessive, le non-respect des distances de sécurité et le débord sur les bandes cyclables.
Les édiles présents au Salon des maires, tenu récemment à Paris, auront un rôle clé dans cette transition. Parallèlement, le Ministère de l’Économie et des Finances (appelé communément Bercy) prévoit des recettes assez élevées, avec un objectif de 693 millions d’euros pour 2026, soit une hausse notable par rapport à 2024.






