Depuis le début de l’explosion des prix du carburant, le gouvernement temporise pour les aides. Néanmoins, certaines professions sont désormais éligibles au chômage partiel.
Le gouvernement dévoile les professions concernées par le chômage partiel
La guerre au Moyen-Orient se poursuit, la question du chômage partiel revient au centre du débat économique en France. En cause : une flambée des prix du carburant qui pèse lourdement sur les entreprises dont l’activité repose sur les déplacements. Dans ce contexte, l’exécutif étudie la possibilité d’étendre les dispositifs d’activité partielle afin d’éviter des faillites en chaîne. L’objectif est clair : permettre aux entreprises les plus exposées de réduire temporairement leur activité tout en maintenant les emplois.
Ainsi, cette mesure viserait en priorité les secteurs où le carburant représente une part significative des coûts. Le gouvernement entend ainsi amortir le choc économique sans recourir immédiatement à des licenciements massifs. Cette piste est directement liée à la pression exercée par certains professionnels, qui alertent sur l’impossibilité de maintenir leur activité dans les conditions actuelles. Parmi les professions éligibles : les transporteurs routiers figurent en première ligne. Leur activité repose entièrement sur l’utilisation de poids lourds, avec des coûts de carburant qui peuvent représenter une part majeure de leurs charges. Malgré tout, la profession demande plus et a décidé de bloquer une partie du périphérique parisien en début de semaine.
Les chauffeurs de taxi et les VTC sont également concernés. Leur revenu dépend directement du nombre de courses réalisées, mais l’augmentation du prix du carburant réduit leur rentabilité, parfois au point de rendre certaines journées déficitaires. Dans le secteur du bâtiment, certaines professions pourraient aussi bénéficier du dispositif. Les artisans, notamment ceux qui se déplacent quotidiennement sur les chantiers, voient leurs coûts logistiques exploser. Cette situation fragilise leur trésorerie, en particulier pour les petites structures.
Enfin, les services à domicile, comme les aides à la personne, pourraient être intégrés au dispositif. Leur activité implique de nombreux déplacements, souvent sur de courtes distances mais à forte fréquence, ce qui accentue l’impact de la hausse des prix.
Un dispositif de chômage partiel adapté aux contraintes
Le recours au chômage partiel dans ce contexte répond à une logique spécifique. Il ne s’agit pas d’une baisse de la demande, mais d’une hausse des coûts qui rend l’activité difficilement soutenable. Ainsi, les entreprises pourraient réduire temporairement leur activité sans rompre les contrats de travail. Les salariés concernés continueraient de percevoir une partie de leur rémunération, compensée en partie par l’État. Ce mécanisme permettrait de préserver les compétences tout en donnant aux entreprises le temps de s’adapter. Toutefois, son efficacité dépendra de sa mise en œuvre concrète et de sa capacité à cibler les secteurs les plus touchés.
Si la plupart des entreprises sont éligibles, le gouvernement n’exclut pas d’ajuster les critères d’éligibilité en fonction de l’évolution des prix du carburant. Une flexibilité jugée nécessaire face à une situation encore instable. Mais surtout, face à la situation des comptes publics, l’exécutif ne peut plus faire de folies. Ainsi, l’enveloppe allouée de 70 millions d’euros sera difficilement dépassable. D’ailleurs, cette mesure est valable uniquement pour le mois d’avril 2026.

