Après l’épisode de la hausse des droits de douane pour les voitures fabriquées en dehors des États-Unis, le risque de voir une hausse du prix des voitures Outre-Atlantique n’atteint pas le président Donald Trump. Il s’en fiche complètement, selon ses termes.
Les droits de douane sur les voitures vont avoir un impact sur le prix
Donald Trump vient une fois de plus, de défrayer la chronique en assumant sans détour les conséquences économiques de ses choix politiques. Interrogé par la chaîne NBC sur les droits de douane de 25 % qu’il s’apprête à imposer sur les voitures importées, le président américain a balayé d’un revers de main les craintes d’une flambée des prix : « Je m’en fiche complètement ». Une déclaration brutale et révélatrice d’une stratégie où la priorité semble être de redonner vie à l’industrie automobile américaine.
Ces mesures, applicables à partir du 3 avril, imposeront une surtaxe de 25 % sur les voitures et camions légers étrangers. L’objectif affiché ? Relocaliser la production automobile sur le sol américain.
D’après l’analyse publiée par The New York Times, les effets immédiats de ces droits de douane pourraient faire grimper le prix de certains véhicules de plusieurs milliers de dollars. Le cabinet Cox Automotive estime ainsi que le surcoût pourrait atteindre « environ 6 000 dollars » (soit environ 5 500 euros) pour des modèles importés du Canada ou du Mexique comme le Toyota Tacoma ou le Chevrolet Equinox. Des modèles qui représentent pourtant une part significative du marché américain.
Donald Trump assume pleinement les répercussions sur les prix des voitures
Loin de tempérer les inquiétudes, Donald Trump vient donc d’enfoncer le clou. À la question de savoir s’il redoutait une hausse des prix, il a répondu sans détour : « Je m’en fiche complètement. J’espère qu’ils augmenteront leurs prix, car s’ils le font, les gens achèteront des voitures fabriquées aux États-Unis. »
La logique est la suivante : forcer les constructeurs étrangers à produire sur le sol américain ou les exclure du marché. Pourtant, cette stratégie n’est pas sans conséquences pour l’industrie américaine elle-même. Selon les experts interrogés par The New York Times, une baisse de 30 % de la production est attendue, soit près de 20 000 voitures en moins par semaine. Un coup dur pour les travailleurs de l’automobile, déjà fragilisés par des chaînes d’approvisionnement sous tension.



