Réparer sa BMW soi-même ? Ce nouveau brevet pourrait tout simplement l’interdire

Un brevet BMW pourrait bientôt rendre vos réparations automobiles impossibles sans un outil spécifique.

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Réparer sa BMW soi-même ? Ce nouveau brevet pourrait tout simplement l’interdire
Réparer sa BMW soi-même ? Ce nouveau brevet pourrait tout simplement l’interdire © L'Automobiliste

Un dépôt de brevet récent par BMW suscite des interrogations chez les automobilistes et les pros de l’entretien. La marque allemande a demandé la protection d’un nouveau type de vis, marquée du logo BMW, qui demanderait un outil spécifique pour être manipulée. Si ça se confirme, les réparations pourraient devenir plus compliquées pour les garages indépendants et les propriétaires, et ça pose des questions sur l’avenir de l’entretien automobile à l’ère des nouvelles technologies.

Un brevet qui fait déjà débat

Déposé auprès de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) via le Deutsches Patent- und Markenamt (office allemand des brevets), ce brevet, référencé sous DE469242297, décrit une vis dont la tête porte le logo BMW : une empreinte circulaire à quatre quadrants bleus et blancs, rapporte Auto Journal. Ce design remplace les profils classiques de vis, comme la croix, le Torx ou l’Allen. La particularité, c’est que ces vis ne seraient pas compatibles avec les outils traditionnels. Pour les manipuler, il faudrait un outil sur mesure, qui ne serait pas vendu librement. D’après le dépôt, cette restriction viserait à limiter l’accès non autorisé aux composants du véhicule, réservant l’intervention à un « groupe restreint de personnes autorisées ».

Ce que ça change pour le secteur auto

L’objectif affiché par BMW avec ce brevet paraît être de protéger certains composants de ses véhicules et de restreindre les modifications et réparations non autorisées. Cela garantirait que les interventions suivent des procédures spécifiques à la marque. Si cette approche peut préserver l’intégrité des véhicules et l’image de BMW, elle inquiète les acteurs du marché secondaire. La complexité croissante des voitures pourrait entraîner des coûts supplémentaires pour les automobilistes, et pénaliserait particulièrement les garages indépendants et les particuliers. Ces derniers risquent de ne plus pouvoir effectuer eux-mêmes des réparations simples sans l’outil dédié.

Où ces vis pourraient être utilisées (et l’avenir reste flou)

Même si BMW a déposé le brevet, rien n’indique que ces vis seront forcément montées sur des voitures de série. Les dépôts de brevet ne débouchent pas toujours sur une production réelle. Cela dit, BMW évoque une introduction dans un « futur proche ». Les usages évoqués ciblent surtout l’intérieur du véhicule : fixations des sièges, équipements du poste de conduite, ou encore la console centrale. Ces zones sensibles de l’habitacle pourraient ainsi être protégées contre le démontage non autorisé, préservant la sécurité et l’intégrité des éléments.

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