Pourquoi les villes installent des bollards en ciment sur vos trottoirs : la vraie raison n’a rien à voir avec la décoration

Ces boules de béton sur les trottoirs ne sont pas de simples ornements. Leur forme, leur taille et leur emplacement obéissent à des règles précises, et cachent parfois un danger insoupçonné pour les piétons.

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Pourquoi les villes installent des boules de ciment sur vos trottoirs : la vraie raison n'a rien à voir avec la décoration
Pourquoi les villes installent des bollards en ciment sur vos trottoirs : la vraie raison n’a rien à voir avec la décoration © L'Automobiliste

Elles ponctuent les coins de rue sans qu’on y prête toujours attention. Ces structures en béton, en forme de boules, de cônes ou de monolithes, plantées en bordure de trottoir, portent un nom : les bollards. Leur rôle est simple mais concret : servir de barrière physique entre la chaussée et le trottoir, pour empêcher les véhicules d’envahir les zones réservées aux piétons ou aux cyclistes, explique le média argentin TN.

Ils désignaient à l’origine les poteaux d’amarrage dans les ports. Le mot a ensuite été repris pour ces éléments urbains remplissant une fonction similaire de délimitation et de protection.

Une barrière pensée pour résister aux chocs

Les bollards sont installés dans les rues à circulation restreinte et dans les projets dits de priorité piéton. Ils sont censés séparer la chaussée des zones piétonnes aux carrefours, près des écoles, des hôpitaux ou des arrêts de bus, tout en empêchant le stationnement irrégulier sur les trottoirs.

Fabriqués en béton armé, en fonte de fer ou en matériaux galvanisés, ils doivent résister à l’impact des véhicules, demander peu d’entretien et supporter les intempéries. Leur installation repose sur une fondation adaptée, avec une base en béton armé garantissant stabilité et durabilité dans les zones d’usage intensif.

Il est aussi recommandé de ne pas les placer sur la ligne des caniveaux pluviaux, pour éviter des travaux de fondation plus complexes.

L’espacement entre chaque borne obéit lui aussi à une logique précise : il doit être suffisamment resserré pour qu’aucune voiture ne dispose d’assez de place pour se glisser sur le trottoir ou accéder à une zone prioritaire pour les piétons. La hauteur et le matériau ne relèvent donc pas d’un choix esthétique, mais d’une exigence de résistance formulée par la ville elle-même.

Certains riverains signalent toutefois que des bollards mal positionnés réduisent la largeur du trottoir et gênent le passage des poussettes ou des fauteuils roulants. Sans signalisation ni peinture réfléchissante, ces bornes peuvent aussi provoquer des chutes, en particulier la nuit.

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