Le gouvernement vient d’annoncer une hausse pour le bonus écologique en 2026. Très incitatif par le passé, il avait été raboté pour faire des économies. Finalement, il va remonter dès le 1er janvier prochain.
Le bonus écologique de nouveau en hausse en 2026
Le gouvernement annonce, ce mercredi 26 novembre 2025, une hausse significative du bonus écologique dès le 1er janvier 2026. La mesure est destinée à stimuler la transition vers les voitures électriques. Cette revalorisation, annoncée par le patron de Bercy, Roland Lescure, s’inscrit dans la continuité des politiques publiques visant à soutenir le pouvoir d’achat tout en accélérant la décarbonation du parc automobile français. Ainsi, « le bonus écologique sera augmenté jusqu’à 5 700 euros en 2026 pour les ménages les plus modestes », a déclaré le ministre de l’Économie.
Cette revalorisation s’explique par la nécessité d’accompagner la hausse du coût de la vie et de rendre les véhicules électriques plus accessibles. Actuellement plafonné à 4 000 euros, le bonus passera donc à 5 700 euros, soit une augmentation de 42,5 %. Ce dispositif restera toutefois conditionné au revenu fiscal de référence et à la localisation du foyer, notamment dans les zones où la voiture demeure indispensable.
Le ministre a précisé que cette hausse s’inscrit dans une logique d’« équité sociale et environnementale ». En parallèle, l’exécutif entend maintenir le score environnemental introduit en 2024, qui exclut de l’aide les véhicules produits à forte empreinte carbone. Ainsi, seuls les modèles fabriqués selon des critères durables, incluant la production d’électricité décarbonée et la traçabilité des batteries, continueront d’être éligibles.
Un levier pour la filière française des voitures électriques
L’augmentation du bonus écologique n’a pas seulement une portée sociale : elle vise aussi à dynamiser la filière automobile française, encore fragilisée par la concurrence asiatique. L’objectif du gouvernement est de renforcer la compétitivité des constructeurs nationaux tout en soutenant l’essor des usines de batteries sur le territoire. En 2024, la France a immatriculé 315 000 voitures électriques, selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), soit une progression de 22 % sur un an. De son côté, Bercy espère dépasser le seuil des 400 000 immatriculations en 2026 grâce à cette mesure incitative.
De plus, cette décision s’inscrit dans le cadre du plan France 2030, qui prévoit plus de 7 milliards d’euros d’investissements publics pour soutenir la production locale de véhicules et de batteries. Le gouvernement compte également sur l’effet d’entraînement du leasing social, prolongé pour une nouvelle année, afin de permettre aux ménages modestes de louer un véhicule électrique à coût réduit.
En parallèle, la prime à la conversion restera cumulable avec le bonus écologique, permettant à certains foyers d’atteindre jusqu’à 9 000 euros d’aide totale pour l’achat d’un véhicule électrique neuf. Ce cumul pourrait représenter un levier décisif pour convaincre les ménages encore hésitants à franchir le pas.



