La colère gronde : ce que Xiaomi a caché sur la SU7 Ultra pourrait lui coûter très, très cher

Xiaomi, au cœur d’une tempête judiciaire, doit faire face à des milliers de clients déçus par des promesses non tenues.

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La colère gronde : ce que Xiaomi a caché sur la SU7 Ultra pourrait lui coûter très, très cher
La colère gronde : ce que Xiaomi a caché sur la SU7 Ultra pourrait lui coûter très, très cher © L'Automobiliste

Le constructeur chinois Xiaomi se retrouve au cœur d’une polémique après avoir été condamné pour publicité mensongère à propos d’une pièce optionnelle de sa berline électrique haut de gamme, la SU7 Ultra. L’affaire pose des questions sur les pratiques commerciales de l’entreprise et risque de porter atteinte à sa réputation dans l’automobile, un secteur où la confiance des clients compte beaucoup.

Un capot qui trompe

L’élément au centre du dossier est le capot en fibres de carbone de la SU7 Ultra, vendu comme un ajout technique améliorant le refroidissement du moteur grâce à de larges aérations, explique L’Automobile Magazine. Mais une enquête menée par un propriétaire mécontent (dont l’identité reste confidentielle) a montré que les conduits étaient purement décoratifs. Après avoir constaté l’absence de différence dans la gestion thermique une fois le capot démonté, le plaignant a gagné son procès devant le Tribunal populaire intermédiaire de Suzhou, dans la province du Jiangsu en Chine.

La décision a été confirmée en appel par la Cour supérieure. Il est aussi notable que près de 300 propriétaires de ce modèle ont signalé des problèmes identiques, ce qui traduit une déception collective face à des promesses techniques non tenues par Xiaomi.

Le jugement et la facture

À la suite du verdict, Xiaomi a été condamnée à verser des compensations importantes au plaignant : remboursement de 2 600,00 € pour la caution, indemnisation de 16 380,00 €, ainsi que 1 300,00 € pour les frais juridiques. L’entreprise a aussi accordé 260,00 € sous forme de points de fidélité Xiaomi en geste commercial.

En réponse, Xiaomi a présenté des excuses publiques le 7 mai 2025, expliquant que l’aspect du capot était surtout esthétique et inspiré de la silhouette de son prototype de course. L’entreprise a proposé aux clients la possibilité de revenir à un capot standard, mais le délai de remplacement annoncé de 30 à 40 semaines a été fortement critiqué, certains le jugeant largement insuffisant.

Ce que ça change pour la marque (et la procédure collective)

Au-delà du coût immédiat, la crédibilité de Xiaomi dans l’automobile est mise à l’épreuve. Plus de 400 propriétaires regroupés en collectif ont exprimé leur mécontentement en contribuant à hauteur de 370 € chacun pour poursuivre l’entreprise en justice pour publicité trompeuse. Ces propriétaires réclament la vérité sur les promesses techniques de Xiaomi et certains demandent même le remboursement intégral du véhicule.

Ce ras-le-bol pourrait peser durablement sur la marque, alors que Xiaomi cherche à s’imposer sur de nouveaux marchés avec des modèles comme le futur SUV électrique YU7. L’entreprise doit faire face à une concurrence féroce dans l’industrie automobile chinoise, où chaque faux pas peut avoir des conséquences lourdes.

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