Fin de l’exonération des taxes sur les cartes grises pour voitures électriques : ce qui change en 2025

À partir de mai 2025, les voitures électriques perdront leur exonération de taxe sur la carte grise.

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Fin de l'exonération des taxes sur les cartes grises pour voitures électriques : ce qui change en 2025
Fin de l’exonération des taxes sur les cartes grises pour voitures électriques : ce qui change en 2025 | L'Automobiliste

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, les voitures électriques bénéficiaient d’une exonération sur les taxes concernant la carte grise. Cette mesure a permis à beaucoup d’accéder à des véhicules plus « verts » sans se soucier du coût supplémentaire de la carte d’immatriculation. Toutefois, à partir du 1er mai 2025, ce dispositif disparaît, modifiant ainsi de manière notable la fiscalité automobile dans le pays.

Nouveau régime fiscal pour les électriques

Dès le 1er mai 2025, les voitures électriques seront les bienvenues dans le même système de taxation que les voitures à moteur thermique. Le prix de la carte grise grimpera alors de manière visible. Certaines régions n’ont pas tardé à anticiper ce changement. Par exemple, les Hauts-de-France ont mis fin à l’exonération dès le 1er mars 2025, et le coût du cheval fiscal est passé de 36,20 € à 42 €. De son côté, la Normandie, le Grand Est et le Centre-Val de Loire ont déjà fixé ce tarif à 60 €.

Le coût total d’un certificat d’immatriculation se décompose maintenant en plusieurs frais :

  • la taxe régionale,
  • une taxe pour soutenir le développement des actions de formation professionnelle dans le transport,
  • une taxe sur les véhicules polluants incluant le malus écologique, et le malus au poids,
  • une taxe fixe de 11 €,
  • et une redevance pour l’acheminement du certificat fixée à 2,76 €.

Économie en question et cas pratiques

Ce nouveau système va clairement changer la donne du côté financier. Pour mettre un exemple concret, l’immatriculation d’une Tesla Model Y Performance coûtera désormais 913,76 € à Nancy, alors qu’elle ne coûtait que 13,76 € auparavant. Ce saut de prix s’explique par la méthode de calcul de la puissance fiscale, qui utilise depuis 2020 une formule simplifiée : (0,00018 × kW²) + (0,0387 × kW + 1,34) où kW représente la puissance du moteur électrique.

Pour illustrer cette méthode, prenons la Renault 5 E-Tech Electric. Sa version est annoncée à 150 ch, soit 110 kW selon le constructeur, mais la puissance nette atteinte est de 106 ch (environ 78 kW), ce qui lui attribue une puissance fiscale arrondie à 5 CV.

Aides fiscales toujours de la partie

Même si l’exonération des taxes sur la carte grise pour voitures électriques va disparaître, quelques aides fiscales restent disponibles pour les acheteurs éventuels. On pense ici à la prime à la conversion et au bonus écologique. Par ailleurs, jusqu’à présent, les frais administratifs et d’envoi (pour un montant total de 13,76 €) étaient offerts.

Il se trouve que certaines régions pourraient continuer à proposer des tarifs réduits, voire la gratuité des cartes grises, afin de pousser davantage sur l’achat de véhicules « propres » (l’article 119 de la loi de finances 2025 leur permet d’ajuster ces tarifs).

Impact sur l’immatriculation des voitures d’occasion

Les modifications fiscales concernent aussi les voitures d’occasion. Celles-ci sont assujetties à une taxe d’immatriculation, dont le taux est réduit de moitié pour les véhicules âgés de plus de dix ans. Par exemple, certaines anciennes électriques comme la Renault Zoé ou la Tesla Model S P85 D gardent une puissance fiscale symbolique d’uniquement 1 CV, ce qui atténuera en partie la hausse des coûts pour leurs propriétaires.

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