Contravention : un avocat fait annuler près de 300 PV émis par un radar fou

Des centaines de PV émis pas un radar en Italie, près de la frontière, ont été annulés grâce à une faille juridique.

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Contravention : un avocat fait annuler près de 300 PV émis par un radar fou © L'Automobiliste

C’est la bonne nouvelle du jour pour les automobilistes qui ont été victimes du radar fou de Vintimille, en Italie. Plusieurs centaines d’entre eux ont réussi à faire annuler leur PV, comme le rapportent France 3 région Côte d’Azur.

Une machine à cash : 40 000 PV émis en moins de six mois

Près de Vintimille, en Italie, à quelques kilomètres de la frontière avec la France, le radar de Porra, installé en 2023, est devenu l’un des dispositifs les plus controversés pour les automobilistes transfrontaliers. En l’espace de six mois, il a flashé près de 40 000 véhicules pour excès de vitesse, souvent minimes. Mais ce qui devait être un outil de sécurité routière s’est transformé en véritable casse-tête judiciaire. L’absence d’homologation officielle du radar a permis à de nombreux conducteurs de contester leurs amendes devant la justice italienne. Résultat : près de 300 procès-verbaux ont été annulés à ce jour.

Comme le rapporte France 3 Côte d’Azur, c’est principalement grâce aux actions de l’avocat Marco Mazzola que ces annulations ont eu lieu. L’avocat a réussi à convaincre les juges de paix de Sanremo que les sanctions infligées étaient injustifiées, car basées sur les relevés d’un radar non homologué. « Tous les recours présentés par ses clients ont été acceptés. Celui qui gagne le recours ne paie pas les contraventions qu’il a contestées. Dans certains cas, le juge a, en plus de l’annulation, ordonné le remboursement des frais juridiques », précise Marco Mazzola.

Un enfer administratif

Le choix de l’emplacement du radar de Porra a également suscité de nombreuses critiques. Installé sur une route où les risques d’accidents sont peu élevés, le radar a été qualifié de « cash machine » par de nombreux usagers et responsables locaux. Le maire de Vintimille, Flavio di Muro, a exprimé ses réserves sur le positionnement de l’appareil. Selon lui, comme le précise France 3 Côte d’Azur, le radar aurait dû être placé dans une zone plus fréquentée par les piétons, notamment à Trucco, où les résidents traversent fréquemment la route.

Malgré les annulations, de nombreux conducteurs continuent de recevoir des lettres de recouvrement pour des contraventions pourtant déjà annulées. Une situation kafkaïenne qui ne manque pas de relancer une pièce dans la machine, les automobilistes devant à nouveau s’engager dans de nouvelles démarches pour faire valoir leurs droits. Et comme le précise France 3 Côte d’Azur, la gestion du radar est assurée par une société privée sous contrat avec l’État italien, ce qui rend difficile toute suppression immédiate de l’appareil en raison des obligations contractuelles. L’affaire a pris une dimension politique, avec l’intervention de la députée française Alexandra Masson, qui a saisi le ministre de l’Europe pour dénoncer les délais de traitement des contestations et les complications administratives. Affaire à suivre donc…

2 réflexions au sujet de “Contravention : un avocat fait annuler près de 300 PV émis par un radar fou”

  1. Bonjour,

    Moi je reçois des relances de care france pour 2 amendes que je ne paierai pas…
    Au départ j ai reçu après 6 mois une infraction à 189€ pour un dépassement de 6km/h, si le prix avait été raisonnable j aurai payé…

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