Depuis la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), les automobilistes se posent une question légitime : doit-on garder ou non la fameuse vignette Crit’Air sur le pare-brise ? Eh bien, pour le moment, faites attention.
Gardez votre vignette Crit’Air malgré la fin des ZFE
Mi-juin 2025, dans une ambiance tendue au Palais-Bourbon, les députés ont voté, à 275 voix contre 252, une « loi de simplification » visant à supprimer les fameuses Zones à faibles émissions mobilité (ZFE). Célébrées par leurs détracteurs comme des « zones à forte exclusion », ces restrictions de circulation devaient, selon le texte, disparaître. Mais attention : pour le moment, gardez votre vignette Crit’Air.
Le projet, initié par des élus de droite et du Rassemblement national, doit encore franchir les étapes du Sénat, d’une commission mixte paritaire, puis du Conseil constitutionnel. Or, cet article en particulier, jugé potentiellement hors sujet par rapport au reste de la loi, pourrait bien être invalidé. En clair : la suppression des ZFE n’a rien d’assuré pour le moment.
Qu’on se le dise : la vignette Crit’Air reste obligatoire, suppression ou non des ZFE. Même en dehors des zones à faibles émissions, elle s’impose lors des épisodes de pollution, où les préfets instaurent des circulations différenciées. Sans elle, impossible de savoir si votre véhicule a droit de cité. La règle reste donc en vigueur.
Plus encore, de nombreuses métropoles n’ont pas attendu l’État pour imposer leur propre régime. Paris, Lyon, Grenoble : ces collectivités maintiennent ou prévoient de maintenir des restrictions indépendantes de la législation nationale. À ce titre, la Métropole du Grand Paris n’a pas renoncé à sa propre ZFE. Autrement dit, le macaron Crit’Air reste votre laissez-passer urbain. Le retirer prématurément peut vous coûter cher : jusqu’à 68 euros d’amende (45 euros minorés, 180 majorés), même dans un contexte de suppression incertaine des ZFE.
Remboursement : une fausse promesse qui n’a jamais existé
Et le remboursement, alors ? Pourrez-vous récupérer vos 3,11 ou 3,81 euros ? La réponse est aussi limpide : non. Il est peu probable que l’État rembourse le montant dépensé par les automobilistes, au simple motif que les ZFE sont supprimées. D’autant plus dans un contexte de tension budgétaire inédit du côté des finances publiques.
Pour l’heure, aucun dispositif n’a été évoqué, ni par le ministère de la Transition écologique, ni par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Pourquoi s’encombrer d’une usine à gaz bureaucratique pour restituer quelques euros ? Pour une administration déjà surchargée, le calcul est vite fait : le geste symbolique ne vaut pas le coût logistique.
Mais au-delà de la vignette, c’est le démantèlement d’une politique environnementale d’ampleur qui se profile. Avec cette suppression des ZFE, 2,7 millions de véhicules très polluants pourraient reprendre du service. Autant dire que les émissions de particules fines et de dioxyde d’azote risquent de retrouver des sommets.






C’est qui le journaliste ?? Et ou a t ‘il trouver ses infos ?????