Les taxis sont furieux : l’aide carburant du gouvernement ne couvre même pas un plein, et ils réclament désormais un tarif plancher

Les professionnels du taxi et des VTC se sentent laissés pour compte par les nouvelles mesures du gouvernement sur le carburant.

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Les taxis sont furieux : l'aide carburant du gouvernement ne couvre même pas un plein, et ils réclament désormais un tarif plancher
Les taxis sont furieux : l’aide carburant du gouvernement ne couvre même pas un plein, et ils réclament désormais un tarif plancher © L'Automobiliste

Face à la baisse des prix, le gouvernement a récemment annoncé l’ouverture d’une « négociation spécifique » pour compenser cette hausse. Cette décision a provoqué diverses réactions chez les représentants des secteurs concernés, notamment des taxis et VTC. Dans une période économique tendue, ces discussions visent à élaborer des mesures d’accompagnement adaptées à leur profession. Le gouvernement a choisi une aide financière mensualisée et ciblée, écartant les baisses massives de taxes ou l’octroi de chèques généraux. Cette stratégie vise à soulager des secteurs spécifiques tels que les pêcheurs, les agriculteurs, et les entreprises du BTP. Cependant, elle ne satisfait pas tout le monde, certaines professions se sentant mises à l’écart des dispositifs proposés.

Fédérations et représentants pas convaincus

Plusieurs voix se sont élevées pour exprimer leur scepticisme face à cette initiative. Dominique Buisson, secrétaire général de la Fédération nationale du taxi (FNDT), a émis des réserves sur l’efficacité des mesures proposées, rapporte RMC. Il réclame notamment la mise en place d’un « tarif plancher » pour le carburant fixé à 1,80 €. Selon lui, l’aide de 0,20 € par litre est insuffisante face à une hausse des prix atteignant 0,70 €. M. Buisson propose aussi un « système assurantiel » pour atténuer les hausses imprévisibles causées par la volatilité du marché. Un sentiment d’oubli semble persister parmi les professionnels du taxi depuis désormais quasiment un mois et demi.

Du côté de la Fédération nationale des infirmiers, le président Daniel Guillerm condamne l’exclusion de sa profession des mesures annoncées. Il parle d’une « éviction déguisée », qualifiant ce choix politique « d’incohérent, injuste et intenable ». M. Guillerm critique aussi les plafonds d’éligibilité, estimant qu’ils restreignent l’accès aux aides pourtant nécessaires à cette profession mobilisée.

Le gouvernement détaille ses mesures

Le gouvernement, par la voix de Sébastien Lecornu, a présenté des aides visant « trois millions de ‘travailleurs modestes grands rouleurs' ». La cible inclut principalement des professionnels comme les transporteurs routiers, déjà bénéficiaires de précédentes aides. Pourtant cette approche ne fait pas l’unanimité, certains secteurs demandant un soutien plus large. Philippe Tabarot, ministre des Transports, devra coordonner les négociations prévues dans les prochains jours pour apaiser ces tensions.

Cette négociation spécifique s’ajoute à des aides sectorielles déjà en place. Les pêcheurs et agriculteurs figurent parmi les bénéficiaires annoncés, avec un accent mis sur l’accompagnement ciblé plutôt que sur une remise globale des taxes. Bien que le gouvernement ait exclu l’idée d’un chèque général, il maintient son engagement à travers un dispositif spécifique pour les « gros rouleurs ». La procédure en ligne pour bénéficier de cette aide devrait être mise en œuvre « d’ici quelques semaines », tandis que des critères stricts d’éligibilité ont été définis pour s’assurer que seuls les plus nécessiteux en profitent.

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