Les consommateurs français pourraient bientôt voir un peu de répit à la pompe après l’annonce d’une baisse des prix du carburant. Michel-Édouard Leclerc, président du groupe E. Leclerc, a présenté cette initiative ce mercredi 11 mars lors d’une interview. Promettant une réduction progressive du gazole et de l’essence, Leclerc explique vouloir répondre aux récentes fluctuations des cours du pétrole. Cette décision, qualifiée de « provisoire », suscite déjà de l’intérêt et pas mal d’attentes chez les automobilistes.
Comment ils ont obtenu la baisse
Après des négociations directes avec les raffineurs, E. Leclerc et la Coopérative U ont obtenu une baisse de 30 centimes par litre. Michel-Édouard Leclerc a dit avoir « mis la pression sur les raffineurs » pour obtenir cet ajustement. L’argument avancé est la baisse temporaire des fluctuations des cours du pétrole brut, qui a fait preuve d’une forte volatilité, culminant près de 120 dollars avant de redescendre à 85 dollars quelques jours plus tard. La réduction n’est pas encore appliquée partout, pour des raisons logistiques : certaines stations doivent écouler des stocks achetés à un prix plus élevé.
Comment ça se passe dans les stations
Dès ce jeudi 12 mars, des baisses ont commencé à apparaître dans certaines stations, plus tôt que prévu. À la station Leclerc de Levallois-Perret, par exemple, le prix du diesel est passé de 2,179 euros à 1,939 euros, soit une baisse de 0,24 euro. Le Super U d’Eschau a aussi vu son tarif passer de 2,055 euros à 1,916 euros, rapporte franceinfo. En revanche, certaines stations comme celle de Bollwiller n’ont pas encore appliqué la baisse, pour des raisons de réapprovisionnement.
Les distributeurs s’engagent et les autres acteurs réagissent
Lors d’une réunion avec le gouvernement, les représentants des distributeurs ont pris un engagement fort. Sous l’égide de Bercy (ministère de l’Économie et des Finances), ils se sont engagés à répercuter « au plus tôt la baisse des cours du baril » au bénéfice des consommateurs. De son côté, TotalEnergies, leader du secteur, a décidé de plafonner ses prix, faisant de son enseigne une option intéressante : l’essence à 1,99 euro le litre et le diesel à 2,09 euro le litre. Cette garantie doit rester en place « au moins jusque fin mars », offrant une certaine stabilité dans un marché instable.



