Interdits de rouler : ce qui attend des millions de Français en ville dès 2026

À partir de 2026, seules les voitures avec la vignette Crit’Air 1 pourront circuler dans les grandes villes françaises.

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Interdits de rouler : ce qui attend des millions de Français en ville dès 2026
Interdits de rouler : ce qui attend des millions de Français en ville dès 2026 © L'Automobiliste

Les grandes villes françaises vont vivre un sacré chamboulement pour la circulation automobile. À partir de 2026, seuls les véhicules munis de la vignette Crit’Air 1 pourront circuler, dans le but de réduire fortement les émissions polluantes.

Durcissement des normes environnementales

Le système des vignettes Crit’Air, qui classe les véhicules selon leur taux de pollution, va se voir renforcé. Dès 2026, dans les grandes agglomérations, seules les voitures cotées Crit’Air 1 seront autorisées sur la route. Ce changement vise surtout à limiter les émissions d’oxyde d’azote (NOx) et de dioxyde de carbone (CO2). Les parlementaires espèrent aussi que cette mesure contribuera à réduire le nombre total de véhicules en circulation.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, plusieurs grandes villes ont déjà mis en place des restrictions, interdisant notamment les véhicules avec une vignette Crit’Air 3. Cette interdiction touche différents types de véhicules :

  • certains deux-roues et tricycles immatriculés avant 2007,
  • ainsi que des voitures diesel fabriquées entre 2006 et 2010.

L’extension des zones à faibles émissions

Les Zones à Faibles Émissions jouent un rôle central dans la démarche pour améliorer l’air des villes. Ces zones limitent l’accès aux véhicules les plus polluants afin de baisser les niveaux de particules en suspension, d’oxydes d’azote (NO2) et d’ozone (O3), contribuant ainsi à réduire la pollution urbaine. Actuellement, la France compte 25 ZFE (dont Paris, Lyon et Bordeaux). D’ici 2026, on passera à 42 villes concernées.

Pour circuler dans ces zones, il faut impérativement avoir la bonne vignette Crit’Air. Parmi les métropoles impliquées dans cette transition, on retrouve Paris, Aix-Marseille, Angers, Annecy, Annemasse, Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Grenoble, Le Havre, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Pau, Reims, Rennes, Rouen, Saint-Étienne, Strasbourg, Toulouse et Tours.

Les critères stricts pour obtenir la vignette Crit’Air 1

La vignette Crit’Air est devenue essentielle pour les automobilistes français. Elle comprend les hybrides rechargeables et ceux qui fonctionnent au gaz, sans exiger de limite d’âge. Elle s’adresse aussi aux voitures essence conformes aux normes Euro 5 et 6, mises en circulation après le 1ᵉʳ janvier 2011.

En parallèle, dès 2026, certaines agglomérations envisagent d’interdire l’accès aux véhicules portant la vignette Crit’Air 2. Cela concerne notamment certains modèles essence immatriculés entre 2006 et 2010 ou ceux qui respectent les normes Euro 4.

Réactions des législateurs et du grand public

Récemment votée par l’Assemblée nationale française pour accélérer l’application des nouvelles règles dès 2026, cette décision a fait l’objet de nombreux débats. Une information trompeuse relayée par l’association « 40 millions d’automobilistes » avait laissé penser que les ZFE allaient être supprimées ; pourtant, deux amendements visant à leur suppression ont été rejetés par le Conseil constitutionnel.

Ce tournant législatif risque de provoquer le mécontentement de certains automobilistes, qui y voient une nouvelle mesure anti-voiture imposée par le gouvernement.

2 réflexions au sujet de “Interdits de rouler : ce qui attend des millions de Français en ville dès 2026”

  1. Le but est bien évidemment la suppression du transport individuel. Cela commence avec l’interdiction progressive de tous les véhicules essence / diesel, puis ça sera le tour des véhicules électriques qui font plus que 2 tonnes, puis ça sera 1,5 puis 1,2… On voit très clairement où on va. Cela les emmerde que le peuple puisse circuler librement…

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  2. Attention, la vignette Crit’air repousse sur les normes euro, qui ne prennent pas en compte le CO2.
    C’est la principale inégalité et injustice de la zfe.

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