Les proprios de la Citroën C3 se retrouvent dans une situation assez étonnante : leurs banquettes arrière disparaissent sans laisser de trace. Ce phénomène, qui se répand rapidement, inquiète autant les automobilistes que les forces de l’ordre et les assureurs. Il vient s’ajouter aux problèmes déjà évoqués autour du moteur PureTech, ce qui fâche encore plus les fans du constructeur français.
Un phénomène un peu bizarre
Les vols de banquettes sur la Citroën C3 se multiplient surtout en région parisienne, mais on en entend également parler ailleurs en France. Par exemple, des villes comme Neuilly-Plaisance, Villeparisis et Versailles signalent chaque mois une dizaine de plaintes pour ces disparitions inexplicables. Ni la préfecture de police de Paris, ni Citroën ni les assureurs n’arrivent à lever le voile sur ce phénomène qui se répand vite.
Les forces de l’ordre ont déjà procédé à quelques interpellations pour freiner ces agissements. En janvier, trois personnes ont été arrêtées à Villeparisis pour s’être approprié illégalement des banquettes et des enrouleurs de ceinture sur plusieurs Citroën C3. Par ailleurs, un résident de Sarcelles a été mis en retrait pour 14 vols similaires. Malgré ces efforts, les motivations de ces actes restent floues.
Les réactions et les conséquences pour les victimes
Sur les réseaux sociaux, l’agitation commence aussi. Des groupes Facebook se créent pour que les propriétaires puissent partager leurs galères et montrer des photos de leurs voitures dépouillées. L’association Sécurité et Réparation Automobiles (SRA) confirme que les vols de pièces détachées sont en hausse, pendant que le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) note une progression générale des vols dans les véhicules en 2024, avec une recrudescence de ces vols d’accessoires, ce qui n’aide pas à redonner confiance en sécurité automobile.
Pour ceux qui se font avoir, la facture peut vite grimper. Remplacer une banquette neuve peut coûter jusqu’à 6 000 euros et une pièce d’occasion tourne autour de 1 500 euros.
Citroën se gratte la tête
Face à ce phénomène inattendu, Citroën se retrouve un peu désemparé, d’autant que la marque doit déjà faire face aux soucis de son moteur 1.2 PureTech, tout comme le rappel de véhicules par Stellantis. Maintenant, elle doit gérer non seulement le coût financier pour ses clients, mais aussi une réputation qui s’en trouve encore plus entachée par ces incidents répétés, en raison de défauts de conception.
Un réparateur automobile a même évoqué que ces vols pourraient alimenter un marché parallèle. Selon lui, certains essaient de reconvertir des voitures d’origine cinq places en versions utilitaires, avant de les revendre. Cette transformation est rendue encore plus compliquée par les pénuries actuelles de pièces détachées chez Citroën.
Un souci général dans l’automobile
Ce problème n’est pas inédit dans l’univers automobile français. Par exemple, les caméras de recul des Renault Clio 5, Captur et Mégane sont aussi la cible de voleurs malins capables de les dérober en moins de deux minutes. Ces caméras, qui coûtent environ 195 € sur la boutique en ligne de Renault, se revendent autour de 50 € sur divers sites entre particuliers. Bien que Renault affirme ne rien savoir de ces vols, un chef d’atelier dans les Hauts-de-Seine confirme que ces récidives se multiplient.






