Ce “cerveau” d’hypercar pourrait bouleverser toutes les voitures, même les moins chères

Drako Motors ne se contente pas de créer des hypercars, elle révolutionne l’automobile avec des technologies qui pourraient transformer l’expérience de conduite.

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Ce “cerveau” d’hypercar pourrait bouleverser toutes les voitures, même les moins chères
Ce “cerveau” d’hypercar pourrait bouleverser toutes les voitures, même les moins chères © L'Automobiliste

La Silicon Valley bouge à toute vitesse, et deux d’entre ses acteurs, Dean Drako et Shiv Sikand, veulent clairement redéfinir l’industrie automobile avec leur boîte Drako Motors. Ces « gars de la voiture », comme on les appelle parfois, mêlent techno de pointe et performances spectaculaires. Leur but : centraliser le calcul embarqué et repousser les limites de la performance, de la sécurité et de l’efficacité des systèmes embarqués modernes.

Qui sont les acteurs et ce qu’ils inventent

Drako Motors, fondée par Dean Drako et Shiv Sikand, s’appuie beaucoup sur des solutions logicielles avancées. Avec le chercheur Richard West de la Boston University, ils bossent sur Quest V, un hyperviseur conçu pour résoudre les problèmes de temps réel des systèmes embarqués (un hyperviseur étant un logiciel de virtualisation qui aide à isoler et gérer plusieurs fonctions critiques).

Le Drako DriveOS vise à améliorer la performance des véhicules en remplaçant les ECU dédiés par une plateforme de calcul centralisée, ce qui réduit fortement la latence, explique Motor Trend. Cette approche est complétée par une collaboration avec Pankl Racing Systems pour concevoir des composants très résistants.

La première hypercar, le Drako GTE, développe 1 200 chevaux et repose sur la structure de la Fisker Karma, avec une batterie de 90 kWh. Limitée à 25 exemplaires et vendue 1,15 million d’euros, elle représente le summum de leur savoir-faire. Le Drako Dragon, un SUV de 2 000 chevaux, pousse encore plus loin les performances tout en étant proposé à un tarif plus abordable de 276 000 euros.

Comment les technologies avancées s’intègrent aujourd’hui

La force des systèmes embarqués tient beaucoup au logiciel. Dean Drako a déjà dit que « près de la moitié du coût d’un véhicule neuf est liée au logiciel et à l’électronique », posant l’idée que, d’ici 2030, la part du logiciel pourrait atteindre 50 %.

Des innovations comme le Drako DriveOS embarquent des protocoles tels que l’USB 5, offrant une bande passante de 80 Gbit/s. Ces avancées s’appuient sur des processeurs « commodity PC core » et des puces Intel, tout en revendiquant une sécurité renforcée grâce à une seule surface d’attaque centralisée, une proposition visant à rendre l’architecture plus sûre que les protocoles industriels traditionnels.

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