Les températures extrêmes, vagues de chaleur ou froid intense, ne pèsent pas que sur notre confort. Elles modifient aussi les performances des véhicules. Une étude américaine récente, menée par l’American Automobile Association (AAA), montre que les voitures, électriques, hybrides ou thermiques, réagissent fortement à ces variations. Ses résultats concernent l’ensemble des conducteurs.
L’efficacité des véhicules dans ces conditions compte d’autant plus que les températures deviennent moins prévisibles. L’étude compare les voitures électriques, les hybrides et les moteurs thermiques, et son examen des coûts et de l’autonomie réserve quelques surprises.
Froid et chaleur : ce que montrent les tests
Les essais de l’AAA à −7 °C font apparaître des écarts marqués, surtout pour les électriques : l’efficacité recule de 35,6 % et l’autonomie des véhicules électriques, mesurée en « Miles Per Gallon électrique » (MPGe), diminue. La facture grimpe d’autant : 29,54 € pour une recharge à domicile et 70,78 € aux bornes publiques, par tranche de 1 600 km. Les hybrides s’en tirent un peu mieux, avec une consommation de carburant en hausse de 22,8 %, soit 26,16 € de plus pour la même distance.
Par forte chaleur, à 35 °C, l’écart se réduit, mais l’impact des températures élevées reste visible sur les électriques : l’efficacité baisse de 10,4 % et l’autonomie de 8,5 % par rapport à une température plus modérée de 24 °C. Les surcoûts d’été restent contenus : 11,99 € pour les hybrides et, pour les électriques, 6,24 € en recharge domestique et 14,95 € en recharge publique tous les 1 600 km.
Recharge publique : la note qui grimpe
L’étude pointe aussi l’écart de coût selon le mode de recharge des électriques. Les bornes publiques, commodes, reviennent nettement plus cher que la prise du domicile. Mieux vaut donc planifier ses recharges pour contenir sa dépense d’énergie.
La chimie des batteries compte aussi. Les batteries lithium fer phosphate (LFP), montées sur les Renault Twingo, MG4, Citroën e‑C3 et Tesla Model 3, coûtent moins cher et se montrent plus stables, mais elles supportent moins bien le froid que les batteries nickel manganèse cobalt (NMC).


