Froid extrême : pourquoi ces voitures électriques perdent 50 % d’autonomie d’un coup

Les voitures électriques, souvent idéalisées, dévoilent une réalité saisissante : en hiver, leur autonomie s’effondre jusqu’à 35 %.

Publié le
Lecture : 2 min
Froid extrême : pourquoi ces voitures électriques perdent 50 % d’autonomie d’un coup
Froid extrême : pourquoi ces voitures électriques perdent 50 % d’autonomie d’un coup © L'Automobiliste

L’autonomie des voitures électriques en hiver reste un sujet brûlant, malgré son vocabulaire glacé. Alors que l’adoption de ces véhicules augmente, la question de l’autonomie réelle par temps froid devient une vraie préoccupation pour les consommateurs. Un récent test mené par Autohome, un média chinois, a mis en lumière les écarts entre les chiffres d’homologation et la réalité de l’usage quotidien dans des conditions climatiques extrêmes.

Un test mené en conditions polaires

Le test, reconnu par le Guinness Book des records, s’est déroulé pendant l’hiver 2025 dans la ville de Yakeshi, en Mongolie intérieure (région autonome du nord de la Chine) connue pour ses hivers rigoureux. L’Automobile Magazine rapporte que 67 véhicules ont été évalués dans ce qui est présenté comme le plus grand test de ce genre. Les températures enregistrées variaient entre -10 °C et -25 °C, une dure épreuve pour les véhicules électriques, qui fonctionnent de façon optimale autour de 20 °C (température ambiante favorable aux batteries).

Les véhicules testés incluaient des modèles 100 % électriques ainsi que des hybrides rechargeables tels que l’Xpeng P7, la BYD Yangwang U7, la Zeekr 001, la Tesla Model Y et la Volkswagen ID.3. Chacun a été soumis à une série de scénarios incluant tests d’autonomie, la consommation, la recharge rapide, le chauffage, les aides à la conduite, les performances, et l’utilisation tout-terrain.

Des résultats qui n’atteignent pas les attentes

Les résultats ont montré une perte d’autonomie particulièrement sévère, même pour certains modèles réputés pour leur efficience. Le meilleur résultat a été atteint par l’Xpeng P7 en version transmission intégrale, réalisant 53,9 % de l’autonomie annoncée. La BYD Yangwang U7 et la Zeekr 001, toutes deux en version quatre roues motrices, ont également obtenu des résultats proches du sommet.

À l’opposé, des modèles habituellement considérés comme efficaces ont chuté à environ 35 % de l’autonomie. La Tesla Model Y s’est retrouvée « au cœur du peloton », un positionnement loin de l’image de référence habituellement associée à la marque. La surconsommation en grand froid, due à la dégradation de la chimie des cellules et à l’énergie nécessaire pour chauffer la batterie et l’habitacle, a montré que le froid est l’ennemi redoutable de la durabilité des batteries.

Ce que les constructeurs doivent améliorer

L’étude a révélé des différences notables dans la façon dont les véhicules gèrent le froid. Les voitures dotées d’une gestion thermique efficace s’en sont mieux sorties, limitant la surconsommation grâce à une conception de pompe à chaleur et de préconditionnement des batteries. L’architecture thermique globale s’est avérée plus déterminante que la taille de la batterie elle-même. Cela s’est ressenti sur la capacité à maintenir les performances lors de la recharge rapide, certaines voitures peinant à retrouver une efficacité acceptable.

Les grandes voitures, particulièrement les plus lourdes et puissantes, ont vu leur consommation énergétique grimper, atteignant parfois plus de 30 kWh/100 km, tandis que les petites voitures ont démontré une meilleure capacité à limiter les besoins énergétiques annexes.

Laisser un commentaire