Tous les véhicules jusqu’à 3,5 tonnes devront porter une vignette dématérialisée pour circuler en Belgique. La mesure entrera en vigueur en mai 2027 et s’appliquera aux grands axes routiers du pays, autoroutes comprises. Fini le papier collé sur le pare-brise : il faudra enregistrer sa plaque d’immatriculation sur une plateforme numérique avant de prendre la route.
Encore des frais qui n’étaient pas prévus
Cette vignette remplace les péages et doit financer l’entretien du réseau routier belge. Le principe est simple sur le papier : chaque automobiliste paie pour utiliser les infrastructures.
Le montant annuel s’échelonne de 90 à 125 euros, selon des chiffres rapportés par Capital. Il dépend des émissions du véhicule : plus la voiture pollue, plus la facture grimpe. Un tarif journalier existera aussi, compris entre 8,10 et 11,25 euros, mais ce montant pourrait encore évoluer.
Pour les habitants des Hauts-de-France, qui traversent régulièrement la frontière, cette nouvelle contrainte tarifaire s’ajoutera aux frais déjà connus du côté belge, notamment le stationnement. Un touriste lillois, cité par Capital, a fait part de ses réserves sur le montant réclamé : « Les vignettes à 10 euros la journée, je trouve que c’est un peu abusé au vu de l’état des routes. Et quand on vient en Belgique pratiquement tous les parkings sont payants, c’est assez cher aussi, donc je suis mitigé. »
Côté belge, on assume pleinement le choix de ce système. Nicolas Yernaux, porte-parole du service public de Wallonie, défend une logique de contribution partagée : « L’objectif est de faire contribuer chaque utilisateur de manière équitable à l’entretien du réseau routier régional. » Il ajoute que l’administration a opté pour un dispositif jugé simple, lisible et non discriminatoire, la vignette.
Le calendrier belge tranche avec la tendance observée du côté français. En 2026, il ne restera quasiment plus aucune vignette à coller obligatoirement sur le pare-brise en France, avec toutefois quelques nuances selon les situations. Dans certaines villes, la vignette liée aux zones à faibles émissions (ZFE) reste par exemple exigée.
Le Conseil constitutionnel avait d’ailleurs censuré, le jeudi 21 mai, une tentative de suppression de ces zones à faibles émissions.

