À Toulon, Sylvie voit sa vie chamboulée depuis plusieurs années à cause de multiples amendes de stationnement interdit, rapporte La Dépêche. Le souci vient d’un véhicule que son père lui a vendu il y a six ans. Ce dernier, âgé de 85 ans et victime de troubles de la mémoire, vit en Ehpad à La Seyne. Le hic, c’est que les nouveaux propriétaires continuent de conduire la voiture sans régler les contraventions qui se font cumuler au nom de l’ancien propriétaire.
Un souci qui ne veut pas s’arrêter et fait mal au porte-monnaie
Depuis que la Twingo a été vendue par le père de Sylvie, les amendes ne cessent d’affluer. Chaque infraction renvoie la facture à l’ancien propriétaire, plongeant Sylvie dans une galère tant financière qu’émotionnelle. À ce jour, elle a déjà déboursé environ 1 500 € pour régler certaines de ces amendes, alors que la somme totale s’élève maintenant à 2 000 €.
Dans son désarroi, Sylvie, citée par Autonews, confie : « Mon père souffre de troubles de la mémoire et il ne se rappelle plus comment il s’est séparé de ce véhicule. » Elle ajoute avec amertume : « J’ai déjà payé environ 1 500 € de ma poche sans savoir que la supercherie avait commencé. ».
Les répercussions d’un trou dans l’administration
Ce cas met en lumière une faille préoccupante dans le système administratif français. Tant que la carte grise n’est pas officiellement transférée, c’est l’ancien propriétaire qui est tenu de répondre des infractions commises par le nouveau conducteur. Du coup, certains acheteurs utilisent le véhicule en toute liberté, en sachant qu’ils ne seront pas sanctionnés directement.
Les nouveaux propriétaires tirent parti de cette lacune, illustrant une forme de fraude routière. Ils continuent d’utiliser la voiture sans se soucier des contraventions, laissant Sylvie se débattre seule pour faire bouger les choses auprès des autorités compétentes. Elle explique avec frustration que « l’affaire n’avance pas ».





