L’arrivée de la conduite autonome Tesla soulève autant d’attentes que d’interrogations en Europe. D’après Reuters, la Belgique a donné son feu vert le 10 juin dernier, alors que les conducteurs français devront patienter. La France attend une approbation harmonisée au niveau de l’Union européenne. Pourquoi ces choix divergent-ils, et pourquoi la France repousse-t-elle l’introduction de la technologie jusqu’à l’automne 2026 ?
La Belgique prend les devants
Tesla, le constructeur dirigé par Elon Musk, a déployé sa technologie de conduite entièrement autonome (Full Self Driving, ou FSD) en Belgique, après un premier lancement aux Pays-Bas. Le pays et ses trois régions principales acceptent donc cette technologie. L’annonce vient d’Annick De Ridder, ministre flamande de la Mobilité, qui a déclaré sur X (anciennement Twitter) que « la Flandre embrasse l’innovation ».
https://x.com/AnnickDeRidder/status/2064758257558650891
Cette autorisation couvre l’ensemble de la Belgique, après une série de tests portant sur 5 000 km de routes et menés sur « quelques semaines ». Tesla a satisfait plus de 400 exigences réglementaires et parcouru plus de 1,6 million de kilomètres d’essais pour valider l’intégration du FSD dans les pays européens concernés.
Pourquoi la France temporise
La France, elle, a choisi d’attendre. Dans une « approche stricte de la prudence », elle bloque pour l’instant le déploiement sur son territoire et attend « le feu vert de l’Union européenne ». La Commission européenne n’a pas encore donné son approbation formelle pour tous les États membres. Les autorités françaises tiennent à une décision harmonisée, qui garantisse à la fois la sécurité et la cohérence réglementaire.
Ce choix vise aussi à éviter des écarts entre les pays du continent. Les réunions du comité technique européen, prévues en juillet et en octobre, devraient peser lourd dans une éventuelle adoption.
Des positions qui divergent en Europe
Au-delà de la Belgique, le Danemark a lui aussi avancé, mais de façon provisoire. Les autorités danoises précisent que « l’autorisation nationale actuellement accordée au système Tesla demeure provisoire tant qu’une décision définitive n’a pas été prise au niveau européen ». La France reste donc suspendue à une validation paneuropéenne avant d’autoriser un déploiement national.
Les conducteurs français devront patienter : pour l’instant, ils n’ont accès qu’aux aides à la conduite sur autoroute. Il faudra sans doute attendre « au moins jusqu’à l’automne 2026 » pour une éventuelle concrétisation.



