Dans l’arrondissement très prisé de Westminster à Londres, Royaume‑Uni, le problème du stationnement abusif de voitures de luxe prend de l’ampleur. Avec l’une des populations les plus riches d’Europe et des prix de l’immobilier hors norme, le coin est devenu le théâtre d’excès routiers. Ces dernières semaines, des supercars garées dans les rues et sur les trottoirs ont exaspéré les piétons, obligés de se faufiler entre des voitures haut de gamme comme Ferrari, Lamborghini, Rolls Royce, et Porsche.
Le problème monte, et qui est concerné
Le stationnement anarchique a été signalé par The Sun, qui révèle que même une Rolls Royce immatriculée en Arabie Saoudite, estimée à 285 000 €, n’y échappe pas. Ce phénomène résulte d’une quasi‑impunité accordée par la richesse aux propriétaires de ces véhicules, similaire à la fraude au stationnement observée à Paris. Selon Max Sullivan, relayé par Ouest France, membre de l’équipe municipale de Westminster, « les propriétaires de ces véhicules, parmi lesquels figurent des Rolls Royce et des Lamborghini, sont tellement riches que les amendes ne les affectent quasiment pas. »
La mairie de Westminster a dû intervenir. Les amendes forfaitaires, allant de 125 € à 180 €, se sont montrées inefficaces. Malgré leur fréquence et la possibilité de majoration, elles ne réussissent pas à dissuader les contrevenants milliardaires et milliardaires.
Des mesures plus musclées pour un problème tenace
Face au dilemme, Westminster a opté pour une stratégie plus ferme : le remorquage systématique, une forme de technologie de régulation. Deux entreprises privées ont été recrutées pour appliquer cette nouvelle politique, affirmant que « peu importe leur valeur, les véhicules gênants sont déplacés d’autorité ». Les voitures, sans distinction de marque ni de modèle, sont désormais sanglées, hissées dans les airs et remorquées, y compris les véhicules de luxe.
Des actions concrètes ont déjà eu lieu. Une Rolls Royce estimée à 285 000 € a été l’une des premières à être remorquée. Ensuite, des Porsche et des Lamborghini ont subi le même sort, montrant que la mesure est appliquée sans favoritisme. L’objectif de ce type d’intervention n’est pas tant de punir financièrement que d’assurer la sécurité et la fluidité de la circulation piétonne. Comme le rappelle Max Sullivan, « les piétons n’ont pas à slalomer entre des supercars garées illégalement et de manière égoïste lorsqu’ils essaient de se promener dans Westminster. »






