À Morlaix, une histoire pour le moins insolite secoue le quartier de la gare. D’après Auto Plus, un quadragénaire, passionné de Renault Twingo, a accumulé un parc automobile impressionnant de 99 véhicules. Ce collectionneur, dont le passe-temps a envahi l’espace public, attire désormais l’attention de la police et exaspère les riverains depuis deux ans.
Une collection qui prend trop de place dans le quartier
Dans la rue Michel-Béhic, au cœur de Morlaix (Finistère), s’étend une véritable constellation de voitures, surtout des Renault Twingo. Le quadragénaire a garé ces véhicules sans respecter la réglementation, les laissant bien au-delà des 7 jours légalement autorisés pour un stationnement sur voirie publique. Le quartier, déjà saturé, voit son espace réduit, transformant rues et places en un énorme parking privé.
Depuis deux ans, les policiers de Morlaix multiplient les constats pour documenter cette occupation sauvage. Le 6 novembre 2025, une intervention d’envergure a été menée pour tenter de reprendre le contrôle du secteur. Les services de fourrière ont été appelés pour remorquer une trentaine de véhicules, mais seules onze voitures ont pu être déplacées, faute de moyens logistiques suffisants face à l’ampleur du parc.
Ce que les autorités ont constaté et entrepris
Les forces de l’ordre ont établi que 99 véhicules étaient enregistrés au nom d’un seul individu, et ont décidé d’agir face à cet abus du domaine public. « Il a littéralement rempli la fourrière à lui tout seul », se désole un fonctionnaire, résumant le casse-tête posé par cette situation inédite. Les voitures, qualifiées de « ventouses » par les riverains, sont restées immobiles — certaines « fatiguées » — tandis que d’autres, plus récentes, gênaient la circulation et le stationnement.
Les services municipaux cherchent à soulager durablement les habitants, agacés par le manque de places et par l’aspect désordonné que ces rangées de Twingo donnent au quartier, en envisageant une révision des règles de stationnement.
L’intervention a permis à Morlaix de « respirer de nouveau… un peu », mais la persistance du problème met en lumière les limites du système actuel et pousse à envisager une révision des règles pour mieux gérer ce type de situation.






