Le scandale des airbags défectueux Takata, qui a démarré en 2014, continue de secouer l’industrie automobile mondiale. Ce problème de sécurité, ayant causé 18 morts et 25 blessés, refait parler de lui avec l’élargissement d’une action collective en France. Initialement réservée aux propriétaires de Citroën C3 et DS3, la procédure inclut maintenant plusieurs modèles des groupes Stellantis, BMW, Toyota et Volkswagen. Ce développement pourrait bien poser de sérieux soucis aux constructeurs impliqués.
Une crise qui ne faiblit pas dans l’automobile
Depuis son apparition en 2014, le scandale des airbags Takata a continué à prendre de l’ampleur. Ces dispositifs de sécurité, qui ont été installés jusqu’en 2019 malgré leur dangerosité connue, se retrouvent toujours dans environ 1,8 million de véhicules en circulation. Même si certains constructeurs ont procédé à des rappels massifs, seulement près de 600 000 véhicules sur 2,5 millions ont vu leurs airbags changés.
À la tête de cette action collective se trouve Christophe Lèguevaques, avocat au Barreau de Paris. Il représente plus de 3 000 personnes, regroupées autour du cas spécifique des modèles Citroën C3 et DS3. Selon lui, « dès 2014, tous les constructeurs mondiaux étaient au courant du danger que présentaient les airbags Takata ». Pourtant, il dénonce avec colère que « ces dispositifs ont continué à être installés jusqu’en 2019 ».
Des drames et une procédure judiciaire qui se renforce
Les défaillances des airbags Takata ont malheureusement entraîné des conséquences dramatiques, comme un accident mortel. On se souvient notamment du décès d’une mère de famille alors qu’elle conduisait sa Citroën C3. Par ailleurs, en Nouvelle-Calédonie, une enquête pour homicide involontaire a été ouverte suite à la mort tragique d’un homme causée par le déclenchement inopiné d’un airbag défectueux.
Ce scandale représente un sacré casse-tête pour les constructeurs automobiles concernés. En France, une enquête judiciaire est en cours pour essayer de démêler les multiples défaillances de ces dispositifs.
Une action collective qui s’étend
L’annonce faite au Figaro le jeudi 13 novembre concernant l’élargissement de l’action collective marque un vrai tournant dans l’affaire. Désormais, plusieurs modèles des groupes Stellantis, BMW, Toyota et Volkswagen viennent s’ajouter à la procédure, qui pourrait se prolonger jusqu’à fin 2026.
Selon Christophe Lèguevaques, « de nombreux appels et demandes » ont justifié cet élargissement. Les propriétaires concernés se retrouvent donc avec ce que l’avocat décrit comme « une bombe virtuelle entre les mains ». Ce sentiment d’insécurité est au cœur des préoccupations soulevées par cette action collective.






