Une prime de plus de 300 euros annoncée par le gouvernement : comment profiter de l’aide pour acheter une voiture électrique d’occasion

Dès septembre 2026, une prime pouvait aller jusqu’à 2 360 euros pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion. Conditions de batterie, date d’immatriculation, montants variables selon les profils : voici tout ce qu’il faut savoir avant de foncer.

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Une prime de plus de 300 euros annoncée par le gouvernement : comment profiter de l'aide pour acheter une voiture électrique d'occasion
Une prime de plus de 300 euros annoncée par le gouvernement : comment profiter de l’aide pour acheter une voiture électrique d’occasion © L'Automobiliste

Arrêté publié au Journal officiel le mercredi 12 août 2026 crée une aide pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion chez un professionnel de l’automobile. La mesure sera effective dès le 1er septembre 2026, annonce Le Figaro. Concrètement, ces achats et locations deviennent éligibles à un financement par les certificats d’économie d’énergie (CEE), un dispositif qui finance déjà la mobilité électrique et la rénovation énergétique.

Cette nouvelle prime s’ajoute au plan d’électrification des usages présenté par le gouvernement en mai 2026, censé renforcer la souveraineté énergétique et accélérer la décarbonation.

Des conditions précises sur la batterie et la date d’immatriculation

Pour en bénéficier, le véhicule doit être 100 % électrique et avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023. Sa batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité restante, et l’acheteur ou le locataire s’engage à garder le véhicule au moins trois ans. L’opération doit obligatoirement passer par un professionnel de l’automobile.

Côté montant, le grand public touchera environ 337 euros par véhicule, un chiffre qui dépend de la base de prix du CEE retenue par le gouvernement et qui peut donc évoluer. Romain Ryon, président de Mobilee, entreprise spécialisée dans la valorisation des CEE dans les transports, juge cette somme « assez faible ».

L’arrêté prévoit toutefois des coefficients multiplicateurs, valables jusqu’à la fin de l’année 2026, pour les professionnels de l’aide à domicile et du service à la personne. Pour eux, la prime grimpe à 2 000, voire 2 360 euros, à condition que le véhicule acheté ne dépasse pas 25 000 euros.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a expliqué dans un communiqué que cette aide vise notamment « pour mieux accompagner les personnes âgées et les personnes en situation de handicap ». Elle a ajouté qu’après le leasing électrique, cette nouvelle aide apporte une réponse très concrète à leurs besoins.

Jusqu’à 5 500 euros pour les taxis en véhicule

Un second arrêté, publié le même jour, met en place une aide CEE distincte pour l’achat ou la location de véhicules électriques neufs destinés aux taxis, individuels ou en entreprise. Elle concerne les commandes passées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026.

Le montant tourne autour de 3 500 euros, et peut atteindre jusqu’à 5 500 euros si le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe. Selon Romain Ryon, cette aide ne s’applique qu’aux véhicules disposant d’un écoscore suffisant, ce score environnemental servant de filtre à l’éligibilité.

Le mécanisme des CEE, créé en 2005, repose sur la contribution des fournisseurs d’énergie et de carburants tels qu’EDF, Engie ou TotalEnergies, selon le principe du pollueur-payeur. Il avait déjà servi de financement à la troisième vague de leasing social lancée mi-juillet 2026 par Bercy, destinée aux ménages modestes souhaitant accéder à une voiture électrique neuve, pour un montant de 401 millions d’euros.

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