C’est l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron en 2022 : le leasing social. Il permet d’accompagner les foyers modestes dans l’acquisition de véhicules électriques. En 2025, plusieurs changements vont intervenir.
Le leasing social évolue en 2025
Le leasing social pour voitures électriques, annoncé comme l’une des mesures phares de la transition écologique, est relancé. Mais cette fois avec un budget resserré et de nouvelles modalités de financement. Alors que le dispositif avait fait mouche l’an dernier, sa reconduction jusqu’en 2030 ne se fera pas sans ajustements. Le gouvernement promet un soutien ciblé, via un système revu et nettement moins généreux.
L’arrêté ministériel publié au Journal officiel le 24 juin 2025 confirme la pérennisation du leasing social jusqu’en 2030, désormais entièrement financé par les certificats d’économies d’énergie (CEE). Traduction : ce ne sont plus les caisses de l’État qui financent l’aide, mais les fournisseurs d’énergie, électricité, gaz ou carburants, qui devront compenser leur impact en alimentant un fonds dédié.
Selon l’arrêté : « L’objectif du programme est de soutenir financièrement la location d’au moins 50 000 voitures particulières électriques à destination des ménages modestes, dont au moins 5 000 voitures pour les personnes dont le domicile ou le lieu de travail est situé dans une commune dont une partie du territoire est située au sein d’une zone à enjeu pour la qualité de l’air. »
Aide divisée par deux, loyers à la hausse : la fin des voitures à 40 euros ?
Le budget total pour 2025 s’élève à 369 millions d’euros, contre 650 millions en 2024. Conséquence directe : l’aide par dossier passe de 13 000 à 7 380 euros. Et elle n’est plus cumulable avec le bonus écologique. Autant dire que les loyers très avantageux vus l’an dernier, parfois 40 euros mensuels, ne sont plus à l’ordre du jour.
L’État entend tout de même maintenir 50 000 bénéficiaires, preuve d’une volonté politique de garder le cap malgré la cure d’austérité. Le socle social du dispositif demeure inchangé. Ainsi, seront éligibles les contribuables ayant un revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 300 euros. De plus, il faut justifier d’un usage professionnel du véhicule. En clair : effectuer un trajet domicile-travail supérieur à 15 km ou un total annuel dépassant 8 000 km. Par ailleurs, 5 000 véhicules sont réservés aux résidents ou travailleurs des zones dites « à enjeu de qualité de l’air », nouveau terme administratif désignant les ex-ZFE (zones à faibles émissions).
Concernant les voitures éligibles, plusieurs critères doivent être respectés : un prix d’achat inférieur à 47 000 euros, une autonomie supérieure à 200 kilomètres et un poids inférieur à 2,4 tonnes. Ce qui exclut pratiquement tous les SUV. Par exemple, sont éligibles la Citroën ë-C3, la Fiat 500e, la Peugeot e-208 ou encore la Renault Twingo E-Tech et la Mégane E-Tech. Les loyers, eux, peuvent atteindre jusqu’à 150 euros par mois. Mais attention : compte tenu de son succès chaque année, si vous souhaitez en profiter, dépêchez-vous.

