La Sécurité routière a publié des chiffres inquiétants : la mortalité sur les routes françaises a augmenté en mai 2026. Selon le communiqué, 317 personnes ont perdu la vie, soit une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres tombent à quelques semaines des grands départs estivaux, quand le trafic s’intensifie et que les risques augmentent.
Des chiffres qui montent
Les dernières données font état d’une hausse générale de la mortalité routière en France. L’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR) relève que la mortalité nationale sur les douze derniers mois atteint 1 593 décès, en augmentation de 6 %. En mai, on compte 19 décès de plus qu’en mai 2025. Le mois a aussi enregistré 4 564 accidents corporels.
Le détail par catégories est tout aussi parlant : 41 piétons et 37 cyclistes ont trouvé la mort, ce qui ramène la question de la sécurité des cyclistes sur le devant de la scène. La hausse se fait aussi sentir hors des agglomérations, avec 182 décès. Sur les autoroutes, 36 personnes sont mortes, soit 17 de plus que l’année précédente. Chez les 65 ans ou plus, on dénombre 73 décès, en baisse de 7 par rapport à l’année précédente.
Ce qui ressort et les conséquences possibles
La ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, Marie-Pierre Vedrenne, a exprimé son inquiétude : « En quelques secondes, une décision imprudente peut avoir des conséquences irréversibles ». Ces mots prennent tout leur sens quand on sait que la vitesse excessive, l’alcool, les stupéfiants et la distraction au volant reviennent régulièrement parmi les facteurs aggravants.
Les spécialistes pointent aussi l’association de la vitesse et des écrans connectés, qu’ils décrivent comme un « détonnant cocktail accidentogène ». À l’approche des grands départs d’été, le gouvernement pourrait renforcer les contrôles, en particulier sur le réseau autoroutier, pour tenter de contenir ces chiffres, tout en interrogeant l’efficacité des radars.
Appel à la vigilance collective
Ces statistiques appellent une prise de conscience collective. « Les chiffres de ce mois de mai, marqués par une hausse préoccupante de la mortalité routière et par la disparition de nombreux jeunes, doivent nous interpeller collectivement », indique la Sécurité routière dans son communiqué. L’objectif reste qu’aucune vie ne soit perdue à cause de comportements dangereux sur la route.





