Une Tesla roulant en mode automatique, système Full Self-Driving (FSD) activé, a été contrôlée à 78 km/h dans une zone limitée à 50 km/h. Le contrôle a été effectué par un radar de police. Le conducteur a reçu une amende d’environ 300 dollars.
L’incident s’est produit lors d’un essai sur route en zone urbaine. Le conducteur avait laissé le véhicule gérer à la fois la direction et la vitesse, sur le profil Standard du FSD, censé adapter automatiquement la conduite aux conditions de circulation. La voiture a accéléré progressivement jusqu’à atteindre 78 km/h. Le conducteur affirme ne pas avoir lui-même accéléré.
Le radar en cause était embarqué dans une voiture de police en mouvement au moment du contrôle, capable de mesurer la vitesse dans tous les sens de circulation. L’intervention des agents a mis fin immédiatement à la manœuvre. Aucun dommage corporel n’a été rapporté : seule l’amende constitue une perte pour le conducteur. L’information a été rapportée par le média Autoplus et par Hibridos Y Electricos.
Le réglage de marge de vitesse a disparu avec FSD v14
L’épisode met en lumière un changement introduit avec la version FSD v14 de Tesla. Avant cette mise à jour, l’interface proposait un réglage manuel permettant au conducteur de définir précisément un nombre de kilomètres par heure au-dessus de la limitation officielle. Ce chiffre servait de plafond clair, une sorte de garde-fou numérique que la voiture ne pouvait pas franchir en mode automatique.
Ce réglage a disparu. À la place, Tesla propose désormais cinq profils de conduite préconfigurés et fermés, dont un mode « Mad Max » plus dynamique. L’utilisateur ne fixe plus de marge précise, il choisit seulement parmi les profils disponibles. Ce sont les algorithmes qui interprètent l’environnement pour décider, à chaque instant, de la vitesse du véhicule.
Sur une voie apparemment tranquille, ce fonctionnement peut faire grimper la vitesse bien au-delà du panneau de limitation, sans que le conducteur intervienne. Le logiciel dispose ainsi de davantage de latitude pour déterminer lui-même le rythme à adopter, là où l’ancien réglage imposait une limite fixe et vérifiable.
L’incident relance le débat sur la responsabilité au volant lorsque les systèmes d’aide à la conduite prennent en charge la vitesse. Même lorsque la voiture gère automatiquement une partie importante de la conduite, c’est toujours l’automobiliste qui reste responsable du respect du Code de la route, amende à l’appui dans ce cas précis.
Le texte évoque une zone de flou entre le confort automatisé procuré par le système et le contrôle réel de la vitesse par celui qui reste, légalement, aux commandes. Plusieurs utilisateurs ont déjà limité l’usage de la conduite autonome en ville et sur les routes secondaires depuis ce changement.



