Pourquoi beaucoup de Français hésitent encore à passer à l’électrique alors que le gouvernement vient de doubler les aides à l’achat

Le nouveau leasing social offre jusqu’à 9 500 € d’aides pour les ménages modestes.

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Pourquoi beaucoup de Français hésitent encore à passer à l'électrique alors que le gouvernement vient de doubler les aides à l'achat
Pourquoi beaucoup de Français hésitent encore à passer à l’électrique alors que le gouvernement vient de doubler les aides à l’achat © L'Automobiliste

Le gouvernement français accélère sa transition vers les véhicules électriques en relançant le dispositif de leasing social. Ce programme, destiné à encourager la location de voitures électriques auprès des ménages à revenus modestes, s’inscrit dans une volonté plus large de réduire la dépendance aux énergies fossiles. Les politiques actuelles peinent déjà à répondre à la demande croissante, ce qui rend ce dispositif particulièrement pertinent aujourd’hui. L’engagement pour l’électromobilité ne se limite pas à une intention : il vise aussi des objectifs en matière de transition écologique et de souveraineté énergétique.

Un coup de pouce pour les ménages modestes

Le leasing social s’adresse prioritairement aux ménages modestes, incluant des particuliers et des « gros rouleurs » tels que les infirmières, avec des voitures éligibles soigneusement sélectionnées. Ce groupe inclut les 50 % de Français aux revenus les plus bas, ainsi que des particuliers et des « gros rouleurs » tels que les infirmières, les artisans et les aides à domicile qui dépendent de leur véhicule pour travailler. Selon Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie, « ceux qui touchent jusqu’à environ 2 000 € net par mois » pourront bénéficier de ce dispositif, rapporte Le Parisien. Un effort particulier est aussi prévu pour ceux dont les revenus se situent entre 2 000 et 3 000 € net par mois, avec des aides à l’achat pouvant atteindre jusqu’à 9 500 €.

Les critères de revenus pour accéder à ces aides restent identiques à ceux des années précédentes, ce qui montre une certaine cohérence et continuité dans la politique sociale du gouvernement avec des critères d’éligibilité stricts. Sébastien Lecornu, Premier ministre, n’a pas manqué de souligner que ce projet de transformation énergétique est nécessaire pour « transformer notre consommation d’énergie ».

Des objectifs ambitieux et une montée en puissance

Le plan vise à traiter cap des 50 000 voitures électriques disponibles en leasing social d’ici juin 2026. L’objectif chiffré est clair : deux voitures neuves sur trois devront être électriques d’ici 2030, ce qui s’inscrit dans l’ambition d’augmenter chaque année la part de véhicules électriques vendus.

Le gouvernement veut aussi assouplir les critères de kilométrage et d’utilisation. Aujourd’hui, les bénéficiaires doivent rouler au moins 8 000 km par an ou parcourir 15 km par jour pour se rendre au travail. Ces seuils vont être revus pour que le dispositif touche une plus grande diversité de ménages, même si les nouveaux planchers n’ont pas encore été fixés.

Cette montée en puissance de l’électrification des véhicules s’inscrit dans la reconquête de notre souveraineté, une priorité du président de la République, qui cherche également à réduire les effets de la crise pétrolière actuelle sur le pouvoir d’achat des ménages.

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