L’industrie automobile avance sans cesse grâce à de nouvelles technologies. Récemment, Mercedes, le constructeur bien connu, a franchi une nouvelle étape en déposant un brevet pour une caméra capable de fonctionner efficacement dans la quasi-obscurité, tout comme ses phares turquoise qui innovent en matière de sécurité, confirme Auto Plus. Cette avancée tombe à point nommé alors que la sécurité routière est une priorité et que les véhicules semi-autonomes continuent de progresser.
La nuit, les caméras montrent leurs limites (et la réponse de Mercedes)
Les caméras embarquées présentes sur les voitures modernes, caméras de recul, caméras pour angles morts et systèmes de vision à 360°, sont devenues indispensables. Mais le principal reproche qu’on leur fait reste leur faiblesse la nuit : les images se dégradent, les phares des autres véhicules créent des halos aveuglants, et les zones d’ombre deviennent presque opaques.
C’est là que le brevet de Mercedes entre en piste. Déposé auprès de l’Office américain des brevets il y a plus de deux ans, le système propose une approche différente : il combine plusieurs modes de capture d’image pour produire une vidéo uniforme et équilibrée. Le dispositif alterne rapidement des prises en mode couleur classique, en infrarouge pour la vision nocturne, et à différents niveaux d’exposition, similaire à l’affichage tête haute qui améliore la sécurité. Chaque mode capte des informations distinctes, que le logiciel fusionne pour compenser les faiblesses des autres. Les détails enfouis dans l’ombre sont ainsi récupérés, et les zones surexposées face aux phares sont atténuées.
Comment ça marche et où ça pourrait servir
Le système breveté par Mercedes s’appuie sur des capteurs couleur, infrarouges et à exposition variable, tout comme le Safety Truck qui utilise des technologies avancées pour la sécurité. Le traitement logiciel fusionne ces sources pour générer un flux vidéo continu et fluide, imperceptible aussi bien pour le conducteur que pour les autres systèmes embarqués. Concrètement, ça pourrait améliorer plusieurs aspects de la conduite nocturne :
- des caméras de recul plus fiables,
- une meilleure surveillance du conducteur,
- et des systèmes d’aide à la conduite (ADAS) plus performants dans l’obscurité.
Le mode infrarouge, en particulier, permet d’obtenir une vision claire sans lumière visible, tandis que la variation d’exposition évite que les phares des véhicules en face ne provoquent une surexposition (souvent décrite comme un « champ de neige »).
Du brevet à la production : les obstacles à franchir
Pour autant, ce brevet n’est pas encore synonyme de produit sur nos routes. L’histoire regorge de brevets qui n’ont jamais quitté la phase de concept. Chaque année, des centaines d’idées sont déposées, mais beaucoup butent sur des obstacles tels que le coût, des difficultés techniques imprévues ou des priorités changeantes chez les constructeurs. La FECLA et la « Classe E » de Mercedes, pourraient toutefois être parmi les premières à intégrer cette technologie avancée.






