Poids lourds : Toyota et Daimler Truck s’associent pour créer un géant

Toyota et Daimler Truck viennent de s’associer pour créer un géant du poids lourds mondial. Une holding commune va voir le jour en avril 2026.

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Poids lourds : Toyota et Daimler Truck s’associent pour créer un géant © L'Automobiliste

Les groupes Toyota et Daimler Truck viennent de conclure un accord. Les deux entreprises vont s’associer pour créer un géant des poids lourds.


Un géant des poids lourds vient de naître


C’est désormais acté : Hino Motors, propriété de Toyota (50,2 %), et Mitsubishi Fuso, contrôlée à 89,3 % par Daimler Truck, ne feront bientôt plus qu’un. Les deux géants annoncent la création d’une holding commune, à parts égales (50 % chacun), qui détiendra 100 % des deux marques. Cette nouvelle structure sera introduite en Bourse à Tokyo en avril 2026, selon le communiqué commun des deux entreprises.


Cette association vise à « renforcer significativement la compétitivité des constructeurs japonais de véhicules utilitaires et consolider les bases de l’industrie automobile au Japon et en Asie ». Rien de moins. Le marché mondial, en pleine mutation technologique et réglementaire, pousse les acteurs historiques à sortir de leur isolement stratégique au profit d’alliances de plus en plus importantes.
Toyota et Daimler Truck entendent bien s’imposer dans les segments les plus prometteurs du poids lourd du futur. Le communiqué précise que la fusion « doit permettre d’accélérer le développement des technologies de véhicules connectés, autonomes, partagés, électrifiés, notamment les motorisations à hydrogène ». Traduction : place au véhicule industriel propre, automatisé, intégré aux réseaux logistiques du XXIe siècle.


Une complémentarité à toute épreuve


Les deux firmes combinent ici leurs expertises : d’un côté, la maîtrise de Toyota dans l’électrification (et notamment l’hydrogène), de l’autre, l’expérience industrielle de Daimler Truck, héritée de Mercedes-Benz, dans les camions longue distance. La nouvelle entité comptera environ 40 000 salariés. Le journal japonais Nikkei estime qu’elle contrôlera « environ 14 % du marché mondial des véhicules utilitaires ».


Ce mariage ne s’est pas fait sans accrocs. Un accord initial avait été signé dès mai 2023, mais suspendu quelques mois plus tard à cause d’un scandale majeur : Hino Motors, filiale de Toyota, a été éclaboussée par une vaste affaire de falsification de données sur les moteurs. « La filiale de Toyota avait reconnu avoir falsifié, depuis des années, des données relatives aux émissions et à la consommation de carburant ».


Conséquence directe : Hino a dû accepter, en janvier 2025, de verser 1,2 milliard de dollars aux autorités américaines pour solder les poursuites. Ce n’est qu’après ce règlement que les négociations ont pu reprendre. Et les grandes manœuvres logistiques ont démarré : selon plusieurs médias, le transfert de l’usine d’Hamura à la nouvelle holding a été estimé à près de 150 milliards de yens, soit un peu plus d’un milliard d’euros.

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