La carte grise du véhicule indiquait comme propriétaire le président de la République, à l'adresse du Palais de l'Élysée, 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris. Devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, mardi 28 juillet, le jeune homme de 27 ans poursuivi pour recel de vol a finalement été relaxé de ce chef. Il écope en revanche d'une amende de 500 euros pour avoir circulé sans assurance en règle.
L'affaire, rapportée par le journal La Montagne, a de quoi laisser perplexe. Lors d'un contrôle routier le 18 juin, le prévenu n'a pu présenter ni carte grise à son nom ni attestation d'assurance. Les policiers découvrent alors que le véhicule, une Renault Mégane RS, est signalé volé, et surtout que ses papiers mentionnent toujours le nom du chef de l'État.
Une immatriculation jamais changée
Selon le jeune homme, il ignorait tout de cette mention avant sa garde à vue. Il a raconté au tribunal avoir acheté la voiture en février 2025 auprès d'un garage de Seine-Saint-Denis, repéré via une annonce sur les réseaux sociaux, pour 8 500 euros.
Une somme jugée étonnamment basse par la présidente du tribunal, qui a relevé plusieurs détails troublants : elle a souligné que le véhicule était estimé à 13 000€ et que plusieurs éléments étaient troublants et suspects, comme l'achat d'un véhicule à 3 heures du matin, un prix qui ne correspondait pas à sa valeur réelle, et le fait qu'il ne restait que trois points sur le permis du prévenu au moment de l'achat.
Peu après la transaction, la Mégane RS blanche tombe en panne. Le prévenu la dépose au garage sans effectuer le changement de propriétaire. Il a expliqué à l'audience que c'était pour cette raison qu'il n'avait pas fait la carte grise, car sinon, il n'aurait pas pu se retourner contre le vendeur.
Son avocat, Me Jean-Hubert Portejoie, a détaillé les circonstances de l'achat auprès du Figaro : il a expliqué que son client avait acheté le véhicule, une Renault Mégane RS blanche, dans un garage du 93 en février 2025, et que le véhicule fonctionnant mal, il avait refusé de faire les démarches administratives pour que la propriété du véhicule soit à son nom.
Selon lui, des amendes accumulées par le jeune homme seraient remontées jusqu'au vendeur, qui aurait alors modifié l'immatriculation en y inscrivant le nom du président de la République.
Le prévenu a résumé sa position devant les juges : il a affirmé que son seul tort était de ne pas avoir fait les papiers. Il assure n'avoir découvert le nom d'Emmanuel Macron sur ses propres documents qu'au moment de sa garde à vue.
Le tribunal l'a relaxé du chef de recel de vol, tout en sanctionnant le défaut d'assurance à 500 euros d'amende. La voiture, elle, roulait toujours avec une carte grise au nom du président de la République.



