Pourquoi les voleurs s’attaquent désormais aux banquettes arrière des voitures

Les vols de banquettes arrière explosent, causant des pertes financières jusqu’à 14 500 € pour des propriétaires de voitures.

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Pourquoi les voleurs s’attaquent désormais aux banquettes arrière des voitures
Pourquoi les voleurs s’attaquent désormais aux banquettes arrière des voitures © L'Automobiliste

Un phénomène surprenant se répand rapidement en ville : le vol de banquettes arrière de voitures. Qualifié à juste titre de « fléau », il est alimenté par un marché noir en plein essor. Pour les propriétaires touchés, les conséquences sont lourdes : pertes financières importantes et réparations parfois impossibles.

Les vols qui montent en flèche

L’affaire de Maxime, relayée par Auto Plus, illustre bien l’ampleur du problème. Ce jeune homme a retrouvé sa voiture complètement « désossée » après l’avoir garée à la gare de Longueau, dans la Somme. Au lieu d’une après-midi ordinaire, il a découvert une vitre brisée, la banquette et la plage arrière disparues. Les dommages, estimés à plus de 14 500 €, dépassent la valeur résiduelle du véhicule, évaluée à 10 000 €, ce qui a conduit à sa classification en tant que véhicule économiquement irréparable.

Les citadines, notamment les Renault Clio des modèles IV et V, sont souvent visées. Leur popularité sur le marché de la seconde main et la possibilité de les transformer en versions utilitaires à moindre coût expliquent cette attirance. Les voleurs ciblent aussi fréquemment l’autoradio et le pot catalytique, en raison de la rareté et du prix élevé de ces pièces dans les réseaux officiels.

Un marché noir qui tourne à plein régime et des méthodes ultra rapides

Le mode opératoire des voleurs est frappant par sa rapidité et son efficacité : en quelques minutes, les pièces recherchées sont dérobées, souvent après la casse d’une vitre. Le garagiste Rachid Boudlal confirme sur France 3 : « Les banquettes se démontent facilement, ce qui permet aux voleurs d’agir vite. » Frédéric Alves, un autre garagiste local, ajoute : « Il n’y a aucune traçabilité sur ces pièces, aucun numéro de série nulle part. »

Une fois démontées, les banquettes sont revendues vite fait sur des plateformes en ligne, autour de 400 €. Ces transactions, souvent menées par des revendeurs peu regardants et des bricoleurs du dimanche, posent un vrai problème de traçabilité et d’éthique.

Ce que ça coûte et ce que dit la loi

Faire une transformation légale d’un utilitaire en modèle familial revient cher. Il faut passer par un professionnel agréé, acheter un kit qui peut coûter entre 3 000 et 4 000 €, et obtenir une homologation administrative (procédure officielle). Face à ces frais, beaucoup se tournent vers le marché parallèle, ce qui alimente la demande illégale.

Plusieurs acteurs interviennent dans cette chaîne : des propriétaires de citadines souvent désemparés, des garagistes et experts automobiles qui constatent l’ampleur du phénomène, et des plateformes de revente au cœur du problème.

Les autorités et les forces de l’ordre s’y intéressent de plus en plus : plusieurs interpellations ont déjà eu lieu, notamment en banlieue parisienne. Reste à mettre en place des mesures réellement efficaces pour freiner ce fléau.

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