Routes sans feux ni panneaux ? L’idée de Louis Sarkozy qui affole déjà les défenseurs de la sécurité routière

Saviez-vous que 70 % des piétons traversent au feu rouge ?

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Routes sans feux ni panneaux ? L’idée de Louis Sarkozy qui affole déjà les défenseurs de la sécurité routière
Routes sans feux ni panneaux ? L’idée de Louis Sarkozy qui affole déjà les défenseurs de la sécurité routière | L'Automobiliste

La récente enquête menée par Ipsos pour la fondation Vinci Autoroutes, publiée ce 3 décembre, pointe un constat qui inquiète : les usagers de la route semblent de moins en moins respecter les règles. Selon cette étude, une large majorité de piétons et de cyclistes traversent au feu rouge, et une part importante d’automobilistes n’utilisent pas leurs clignotants, ce qui soulève des préoccupations en matière de sécurité urbaine.

Un constat qui inquiète

Les chiffres d’Ipsos montrent que 70 % des piétons et 40 % des cyclistes traversent au feu rouge, et que 58 % des automobilistes ne mettent pas leur clignotant. Par conséquent, 95 % des usagers avouent avoir peur du comportement des autres sur la route. Ces données traduisent une dégradation du respect du code de la route et poussent à réfléchir à des solutions nouvelles.

L’idée qui revient est de recréer un climat de confiance en supprimant certains panneaux de signalisation, comme les feux rouges et les panneaux de signalisation.

Les « routes nues », qu’est-ce que c’est ?

Via le concept des « routes nues » ou « naked roads », imaginé par l’ingénieur néerlandais Hans Monderman, Louis Sarkozy, interrogé par RMC, défend une méthode assez radicale pour lutter contre l’insécurité routière : enlever la signalisation pour obliger chacun à être plus attentif et responsable. L’idée est simple : moins de panneaux amènerait plus de prudence et de civisme entre usagers.

Des expérimentations ont eu lieu à Drachten (Pays-Bas), Kensington High Street à Londres, et Bohmte en Allemagne, avec des résultats non négligeables. À Drachten, les accidents ont chuté de 40 %, Londres a enregistré une baisse de 44 % après trois ans, et Bohmte a vu le nombre d’accidents divisé par deux. Ces exemples montrent que les « routes nues » semblent rendre conducteurs et piétons plus vigilants, face à un environnement perçu comme plus imprévisible, ce qui est crucial pour la sécurité routière.

Ce qui marche — et ce qui pose problème

Le but affiché est de « rendre au citoyen la pleine responsabilité de sa conduite ». Pour ses défenseurs, « ce qui tue les automobilistes, c’est l’assistanat ». Mais les critiques rappellent que cette approche peut poser des difficultés aux personnes malvoyantes ou très âgées, qui se repèrent grâce aux signaux visuels clairs. Mettre en place des « naked roads » nécessiterait donc des aménagements adaptés pour ces publics.

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