Pourquoi des milliers de chauffeurs Uber risquent de perdre leur emploi en 2025 alors que les premiers robotaxis arrivent

Uber parie sur une révolution : 9,2 milliards d’euros pour des robotaxis d’ici 2026 !

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Pourquoi des milliers de chauffeurs Uber risquent de perdre leur emploi en 2025 alors que les premiers robotaxis arrivent
Pourquoi des milliers de chauffeurs Uber risquent de perdre leur emploi en 2025 alors que les premiers robotaxis arrivent © L'Automobiliste

L’avenir d’Uber semble clairement tourné vers les routes des voitures autonomes. Face à une concurrence de plus en plus dure et à un secteur en pleine mutation, le géant californien des VTC mise sur les robotaxis pour se maintenir et se développer. Les trajets sans chauffeur ne sont plus une chimère : ils existent déjà dans de nombreuses villes, et Uber veut jouer un rôle majeur.

Uber mise tout sur l’innovation

Uber investit massivement dans les véhicules autonomes, avec l’objectif de constituer et contrôler sa propre flotte de véhicules autonomes. Dara Khosrowshahi, le CEO d’Uber, a déjà annoncé la volonté de l’entreprise d’augmenter ses investissements en capital dans les spécialistes des voitures autonomes. Cette stratégie se traduit par des partenariats stratégiques. Par exemple, à Austin, Uber s’est associé à Waymo pour proposer des services de robotaxis, tout en restant à la fois partenaire et concurrent dans d’autres régions.

L’année 2025 a été un tournant avec l’officialisation d’un accord entre Uber, Lucid et Nuro. Cet accord porte sur le développement exclusif de modèles de robotaxis Lucid destinés à enrichir la flotte d’Uber. Pour concrétiser le projet, Uber a augmenté ses investissements dans Lucid de 184 M€, portant son engagement total à 460 M€. L’accord prévoit aussi une commande de 35 000 véhicules, une étape importante pour le déploiement.

Des investissements massifs pour un marché porteur

Les ambitions d’Uber dans les robotaxis impliquent des dépenses considérables. Selon le Financial Times, Uber envisage de consacrer plus de 9,2 milliards d’euros à ses futures voitures autonomes. Cette somme se décompose en 2,3 milliards d’euros pour l’achat de participations dans des sociétés partenaires et 6,9 milliards d’euros pour l’achat des véhicules sur plusieurs années. Uber prévoit d’étendre son réseau de robotaxis à 15 villes différentes d’ici 2026. Ce virage est d’autant plus important que des concurrents comme Waymo, Tesla et Zoox proposent déjà des services similaires via leurs applications, développant ainsi le marché des taxis autonomes.

Un modèle hybride pour une transition en douceur

La question de la place des conducteurs humains dans cette nouvelle ère reste ouverte. Lors d’une conférence du Financial Times en 2025, Andrew Macdonald, le COO d’Uber, a assuré que l’augmentation des robotaxis ne signifiera pas la disparition des chauffeurs humains. « Je suis presque certain qu’il y aura plus de chauffeurs Uber dans 10 ans, et non moins, car je pense que le monde passera de la propriété individuelle d’une voiture à la mobilité en tant que service », a-t-il déclaré. Selon lui, les conducteurs auront un rôle important, notamment dans les zones où les robotaxis ne pourront pas circuler, garantissant ainsi une présence continue d’Uber sur le marché.

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