Les amateurs de deux-roues doivent préparer leurs casques : des changements importants arrivent dès 2026. Ces nouvelles règles en France promettent d’être un vrai parcours du combattant pour motards et scootéristes, avec des contraintes plus strictes et des charges économiques supplémentaires. L’État dit vouloir mieux encadrer l’usage des motos et scooters pour renforcer la sécurité routière et mieux réglementer fiscalement un secteur déjà sous pression. Qui est concerné et comment tout ça va changer votre quotidien ?
Le contrôle technique pour motos et scooters : qui est concerné et quand
Le contrôle technique obligatoire pour les deux-roues n’est pas une nouveauté totale : sa mise en place avait commencé en avril 2024. Mais 2026 marque une nouvelle étape importante. Dès le 1er janvier 2026, le contrôle technique deviendra obligatoire pour les véhicules immatriculés en 2020 et 2021, confirme Autonews. L’obligation de passage court jusqu’à quatre mois après la date anniversaire de la première immatriculation. Par exemple, un scooter enregistré le 15 mars 2020 doit être contrôlé avant le 15 juillet 2026.
Les véhicules immatriculés en 2022 auront un peu plus de marge : ils ont jusqu’à six mois après leur cinquième anniversaire pour se conformer à l’obligation. Quant aux deux-roues en service avant 2020, ils sont déjà intégrés dans le dispositif et devaient avoir passé le contrôle avant la fin de 2025. Ces étapes visent à étaler la charge administrative sur les centres de contrôle, mais elles prêtent à confusion pour beaucoup de propriétaires. Il est donc recommandé de vérifier précisément la date de première immatriculation pour éviter une amende.
TVA en hausse pour certaines motos neuves
Autre changement notable à partir de 2026 : la proposition d’augmenter la TVA sur certaines motos neuves. Un amendement au projet de loi de finances 2026, soutenu par La France insoumise (LFI) et le Nouveau Front Populaire (NFP), prévoit de porter la TVA à 33 % pour les motos de plus de 450 cm³, considérées comme des biens de luxe. Les prix de ces modèles, généralement compris entre 8 000 € et 10 000 €, risquent donc d’augmenter fortement, ce qui pèsera surtout sur les jeunes titulaires du permis A2 et sur les moto‑écoles.
La hausse prévue de la taxe pourrait rendre ces véhicules moins accessibles et menacer un secteur déjà fragilisé par une baisse de la demande. Les associations de motards ont exprimé leur désaccord, dénonçant une fiscalité jugée punitive qui, selon elles, ne produira pas d’effet tangible sur la sécurité routière.
Le permis de conduire : nouvelles règles et visites médicales
En parallèle, le Parlement européen a validé un texte qui rénove les règles du permis de conduire. Dorénavant, les permis seront valables 15 ans pour les motos et les voitures, et leur renouvellement nécessitera une visite médicale obligatoire. Cette visite comprendra des examens ophtalmologiques et cardiovasculaires. Par ailleurs, un mécanisme transfrontalier est instauré pour les infractions graves : les décisions de retrait, de suspension ou de restriction d’un permis seront partagées entre les pays membres de l’UE, de sorte qu’une décision prise en Espagne ou en Allemagne soit aussi reconnue en France.





