Voie de covoiturage : des parents verbalisés malgré la présence de leur bébé

Des centaines d’automobilistes parisiens contestent des amendes injustes pour covoiturage, mettant en lumière une faille technique.

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Voie de covoiturage : des parents verbalisés malgré la présence de leur bébé
Voie de covoiturage : des parents verbalisés malgré la présence de leur bébé © L'Automobiliste

Des centaines d’automobilistes parisiens disent leur mécontentement face aux amendes qu’ils reçoivent alors qu’ils empruntent la nouvelle voie de covoiturage du boulevard périphérique parisien. Malgré le respect des règles de covoiturage, certains sont verbalisés alors qu’ils transportent leurs enfants. Ce dysfonctionnement dans le système de détection des passagers a été souligné par Le Parisien et relayé par plusieurs médias.

Un bug technique sur le périphérique parisien

Ouverte le 3 mars 2025, la voie de covoiturage du périphérique demande d’avoir au moins deux personnes à bord. Pourtant, les caméras infrarouges et le logiciel d’intelligence artificielle censés vérifier ce critère montrent des ratés.

Les équipements ont du mal quand les bébés sont installés dans des sièges auto : ces sièges masquent les enfants, qui deviennent « invisibles » pour le système automatisé. Cette faille a conduit à l’émission d’amendes de 135 € chacune depuis le 2 mai dernier.

La vérification humaine, faite par un agent assermenté sur les photos prises par les caméras lorsque le radar se déclenche, devrait limiter les erreurs. La mairie de Paris reconnaît que « des erreurs sont possibles mais elles restent très limitées ». Elle confirme aussi que les bébés sont reconnus comme « des passagers éligibles à la voie de covoiturage ».

Des témoignages et des cas concrets

Le souci a provoqué de nombreuses réactions. Souhaila, directrice commerciale, raconte avoir reçu deux procès-verbaux en moins d’un mois alors qu’elle transporte son bébé à l’avant de la voiture. Elle dit : « Mon bébé est à l’avant de la voiture et, pourtant, ils ne le voient pas. » Depuis, elle évite la voie de covoiturage quand elle a son enfant avec elle.

Marc, journaliste de 39 ans, a lui aussi été verbalisé à deux reprises, malgré la présence d’un panneau indiquant qu’il transporte un enfant. Il compte contester les amendes et présenter plusieurs justificatifs :

  • le contrat de la nourrice de son bébé,
  • le bulletin de salaire de la nourrice,
  • et la pièce d’identité de sa fille.

Réactions et suites

L’Association 40 millions d’automobilistes, par la voix de son délégué général Pierre Chasseray, fustige ces dysfonctionnements. Il déclare : « Aujourd’hui, la mairie de Paris semble faire peu de cas de la réalité des familles. Sous couvert d’écologie, on verbalise des parents qui circulent avec leur bébé. À force de contrôles automatisés défaillants, le message envoyé est clair : la considération pour la vie de famille passe après la logique de sanction, ce qui compte, c’est l’argent et vous dégoûter définitivement de la voiture ».

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