Sa courroie de distribution casse : il poursuit l’agence et le constructeur, la justice lui donne tort pour une raison que peu de conducteurs connaissent

Un tribunal argentin vient de trancher un litige sur une courroie de distribution défectueuse, laissant un consommateur face à des frais judiciaires.

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Sa courroie de distribution casse : il poursuit l'agence et le constructeur, la justice lui donne tort pour une raison que peu de conducteurs connaissent
Sa courroie de distribution casse : il poursuit l’agence et le constructeur, la justice lui donne tort pour une raison que peu de conducteurs connaissent © L'Automobiliste

Un jugement récent à La Plata, dans la province de Buenos Aires (Argentine), met en lumière les difficultés juridiques autour des demandes de dommages et intérêts. L’affaire, rapportée par Infobae, porte sur la rupture inattendue d’une courroie de distribution. Le Tribunal civil et commercial n° 11 s’est retrouvé au centre du dossier, en appliquant la loi n° 24 240 sur la défense du droits des consommateurs.

Qui est impliqué et ce qui s’est passé

Dans ce dossier, le consommateur, propriétaire anonyme d’un véhicule acheté neuf en janvier 2015, a poursuivi la société concessionnaire et le fabricant. La question était simple : qui est responsable de la rupture de la courroie de distribution survenue en avril 2017 ? L’achat initial avait été suivi d’entretiens réguliers à 10 000 km, 20 000 km, 30 000 km et 40 000 km, conformément aux exigences du fabricant.

Pourtant, la courroie a cédé bien avant le seuil de 80 000 km recommandé dans le manuel, même si la panne est survenue trois mois après la limite de deux ans préconisée pour son remplacement. Un expert en ingénierie mécanique a confirmé que la défaillance mécanique s’était produite au kilométrage de 47 000 km.

Les arguments et la défense

Le demandeur soutenait qu’il y avait un défaut de fabrication caché de la courroie et reprochait à la concessionnaire de ne pas avoir été proactive pour un recours en justice. Il réclamait des indemnités pour diverses réparations, privation d’usage, dépréciation du véhicule, et même des dommages punitifs.

La défense, elle, s’appuyait sur le manuel du fabricant qui classe la courroie parmi les pièces d’usure nécessitant un entretien régulier. Elle a aussi fait valoir qu’un avis avait été émis en mai 2016, recommandant le changement avant novembre 2016.

Ce que dit l’expertise et la loi

Le tribunal a passé les preuves au peigne fin et a constaté que tous les entretiens avaient été effectués selon les préconisations. Il a également relevé que le consommateur avait été averti de la nécessité de remplacer la courroie selon l’échéance temporelle, et pas seulement en se basant sur le kilométrage.

Malgré les arguments du demandeur, il n’a pas été possible d’établir l’existence d’un défaut caché ni d’un vice de fabrication. En évaluant la relation contractuelle entre consommateur et entreprise, le tribunal a rappelé que les obligations d’information avaient été respectées par les concessionnaires.

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