Réaliser le mythe de la Ferrari F40 à sa façon : c’est l’ambitieux pari de Mike Burroughs, la tête pensante de Stanceworks. Plutôt que de dépenser les 3 000 000 € nécessaires pour acquérir cette légende des années 1980, Burroughs a choisi de construire sa propre F40 EVO, rapporte Ital Passion. Le projet mêle respect du modèle d’origine et solutions techniques audacieuses, illustrant un projet artisanal.
Sa vision et ses objectifs pour la F40 EVO
Burroughs veut une voiture qui marie le côté brut et authentique de la F40 originale à des technologies modernes et un design automobile. Parti d’une vraie carrosserie de F40, il l’a posée sur un châssis tubulaire fait sur mesure. Le chantier intègre un moteur V12 de Ferrari 812 Superfast, un bloc qui développe 789 ch. Ce choix montre la volonté d’obtenir une machine à la fois puissante et exigeante, tout en restant homologable pour la route, avec des performances techniques impressionnantes.
Côté transmission, il a opté pour une boîte Holinger séquentielle à 6 vitesses, identique à celle de la Brabham BT62, avec palettes au volant pour une assistance pneumatique optimale. Burroughs a aussi décidé de garder une pédale d’embrayage pour les manœuvres, ce qui souligne la philosophie de performance et de contrôle qui guide le projet.
https://www.youtube.com/watch?v=bv2ewORLIuI
Les défis techniques et stratégiques
L’aventure ne se limite pas à un simple exercice de mécanique : il faut tenir compte des contraintes structurelles et esthétiques propres à la F40. La longueur de la voiture, proche de 4,4 mètres, et ses dimensions imposent des solutions ingénieuses, notamment pour les réservoirs. Des bladders spécifiques pour la F40 coûtent entre 15 000 € et 20 000 € la paire, et des options sur mesure sont envisagées pour s’adapter à la nouvelle structure.
Le poids est aussi une préoccupation majeure. Si l’objectif initial était de rester sous 1 100 kg, la réalité technique pourrait amener la voiture autour de 1 350 kg, situant le projet entre légèreté remarquable et robustesse mécanique.
Questions juridiques et identité
Avec la marque Ferrari souvent attentive à son identité de marque, Burroughs a pris soin de ne pas présenter sa création comme « une Ferrari » dans un cadre juridique ou commercial. Aucun badge n’orne sa voiture, même si le public s’interroge : « Ferrari va te tomber dessus, non ? ». Burroughs précise que le vrai défi est moins mécanique que « le branding » (l’exploitation de l’image de marque).
Malgré des références fidèles à l’iconique F40, Burroughs se place dans une démarche d’hommage et de réinterprétation. La communauté autour de Stanceworks suit le projet pas à pas, via des vidéos qui documentent chaque étape de ce chantier audacieux.






