Dans un geste qui ne passe pas inaperçu, Romain Roy, un entrepreneur français bien connu, a décidé de boycotter les voitures Tesla. Ce choix intervient à un moment où les échanges internationaux sont vraiment tendus (notamment depuis que Donald Trump a pris les rênes aux États-Unis). Pour lui, il s’agit d’une affaire de préoccupations économiques, environnementales et éthiques.
Les raisons du choix
Romain Roy, qui dirige le Groupe Roy Energie installé à Toury dans l’Eure-et-Loir, est reconnu pour ses prises de position tranchées sur les questions environnementales et économiques. Son groupe, spécialisé dans les solutions photovoltaïques, emploie 212 personnes. Par ailleurs, il occupe aussi le poste de vice-président d’Orléans Métropole.
C’est dans ce cadre qu’il a annulé une commande de quinze véhicules Tesla passée fin 2024 d’après LeParisien. La décision, prise fin janvier 2025 (soit seulement deux semaines après l’investiture de Donald Trump), se justifie par plusieurs raisons, y compris la chute des ventes de Tesla.
Face à la situation, Romain Roy a décidé de se tourner vers des modèles électriques européens, ce qui reflète une redistribution du marché. Ce changement engendre un surcoût total de 150 000 euros (chaque voiture revient en moyenne 10 000 euros de plus que prévu initialement).
Pour lui, ce n’est pas juste une histoire de boycott, mais bien une décision logique d’un point de vue économique. Il tient à souligner que ces véhicules seront en grande partie fabriqués en France ou ailleurs en Europe, soutenant ainsi la transition vers les véhicules électriques, ce qui, selon lui, profite à tous.
Les gestes d’avant et les projets pour demain
Ce n’est pas la première fois que Romain Roy s’en prend à certaines pratiques commerciales venues d’Amérique. Il avait déjà décidé d’interdire la livraison de colis Amazon dans son entreprise, critiquant le géant pour encourager la surconsommation. Actuellement, il songe même à remplacer les micro-onduleurs américains utilisés dans ses panneaux solaires par des alternatives non américaines, reflétant un scepticisme sur les véhicules électriques.
La décision sur Tesla a d’ailleurs suscité près de 5 000 réactions, avec environ 90 % de retours favorables à son initiative. Néanmoins, il faut noter que bon nombre de critiques viennent de comptes anonymes.






