Le gouvernement italien prend publiquement position dans le dossier Tesla Assisted Driving. Jeudi 29 octobre 2026, le ministre des Transports Matteo Salvini a annoncé avoir échangé avec Elon Musk et souhaité une approbation rapide de ce système d’aide à la conduite dans l’ensemble de l’Union européenne. Le magazine automobile italien Quattroruote a rapporté cette déclaration et la réponse de remerciement du dirigeant de Tesla.
Rome rejoint ainsi Berlin parmi les grands pays européens favorables à une décision rapide. Pour les propriétaires de Tesla en France, l’enjeu est concret : le logiciel reste soumis aux autorisations nécessaires avant de pouvoir être activé sur les routes françaises.
L’Italie veut accélérer la décision européenne sur Tesla
Matteo Salvini, également vice-président du Conseil italien, a présenté son soutien comme une démarche en faveur de l’innovation et de la sécurité routière. Sa déclaration porte sur une autorisation à l’échelle européenne, et non sur une homologation nationale immédiatement applicable en Italie.
La position italienne intervient après celle de l’Allemagne. Le ministère allemand des Transports avait indiqué le 6 octobre vouloir favoriser une approbation rapide, à la suite de discussions avec Tesla sur plusieurs caractéristiques du système. L’association européenne de sécurité routière ETSC a détaillé le 30 octobre les engagements évoqués par Berlin et les questions réglementaires encore débattues.
Les Pays-Bas ont délivré le 10 avril une homologation provisoire permettant l’utilisation du système sur leur territoire. D’autres États membres l’ont ensuite reconnue, dont la Lettonie le 26 octobre. Une autorisation couvrant toute l’Union requiert encore une décision européenne. L’éventualité d’un vote en décembre est évoquée, sans calendrier définitif annoncé.
Une aide à la conduite sous surveillance humaine
Le système, précédemment appelé Full Self-Driving (Supervised), porte désormais le nom de Tesla Assisted Driving en Europe. Il peut assister le conducteur dans la direction, l’accélération, le freinage et certaines manœuvres complexes. Son fonctionnement demeure celui d’une assistance : le conducteur doit surveiller la route, être prêt à reprendre les commandes et reste responsable de la conduite.
Dans son explication officielle de l’homologation néerlandaise, l’autorité RDW précise que la version européenne a fait l’objet de plus de dix-huit mois d’examens et d’essais. Elle souligne également que les logiciels et les conditions réglementaires européens diffèrent de ceux des États-Unis.
Le débat porte notamment sur le respect des limitations de vitesse. Selon les informations publiées le 30 octobre par l’ETSC, les discussions entre l’Allemagne et Tesla ont envisagé une marge pouvant atteindre 10 % au-dessus de la limitation détectée. L’association conteste la conformité d’un tel réglage avec le règlement international applicable aux systèmes d’assistance. Il s’agit d’une controverse technique et juridique réelle, qui devra être examinée par les autorités compétentes.
Ce que les automobilistes français doivent retenir
La déclaration italienne modifie l’équilibre politique des discussions, car l’Italie est l’un des États les plus peuplés de l’Union. Elle ne constitue toutefois ni une décision de la Commission européenne ni une autorisation d’usage en France. Les autorités françaises poursuivent leur évaluation, notamment sur les réglages de vitesse et la vigilance du conducteur.
Pour les acheteurs et propriétaires français, aucune date d’activation généralisée, aucun tarif français ni nouvelle condition commerciale n’ont été officialisés à la suite de l’intervention de Matteo Salvini. La prochaine étape déterminante sera la décision réglementaire européenne, puis les modalités concrètes de déploiement par Tesla sur les véhicules compatibles.