L’avenir des transports urbains pourrait bien être redessiné par le Tesla Cybercab, un projet ambitieux de robotaxi. Elon Musk, le patron de Tesla, a récemment confirmé le calendrier de production de ce véhicule, montrant à la fois les énormes défis et les promesses du projet. Avec un design avant-gardiste, une technologie de conduite autonome au centre du projet et des prévisions de production audacieuses, le Robotaxis autonomes fait beaucoup parler de lui. Mais quand ce taxi urbain innovant arrivera-t-il vraiment sur nos routes, et qu’est-ce qui le distingue des autres véhicules autonomes en préparation aux États-Unis ?
Les dates à retenir
Elon Musk a lâché plusieurs dates clé pour le développement du Cybercab. La production doit commencer dès avril 2026, avec la promesse de 2 à 4 millions d’exemplaires par an à partir de 2026, confirme Auto Plus. Janvier 2026 est prévu pour les tests hivernaux, tandis que début 2027 est l’horizon espéré pour la mise en circulation.
À l’automne 2024, Tesla a réaffirmé ses objectifs de volumes : produire au moins 2 millions d’unités chaque année, avec une ambition éventuelle d’atteindre 4 millions. La montée en cadence de la production devrait suivre une courbe « en forme de S », avec des débuts lents puis une accélération « incroyablement rapide », selon Musk. Sawyer Merritt, un actionnaire bien connu de Tesla, a aussi souligné que cette production utilise « pour la première fois le processus révolutionnaire Unboxed ».
Ce qui distingue le Cybercab sur le plan technique
Le robotaxi mesure environ 4,45 mètres de long et adopte une configuration de deux places, ce qui le destine plutôt aux trajets urbains courts qu’à un usage familial polyvalent. Présenté initialement sans volant ni pédales, Tesla a dû équiper ses prototypes de ces commandes, un signe que « la conduite autonome de Tesla n’est pas encore au niveau imaginé ».
L’un des points forts mis en avant est sa plateforme « entièrement nouvelle », conçue pour optimiser la fabrication. L’objectif : réduire le nombre de pièces et de phases d’assemblage afin d’avoir une chaîne de production plus efficiente et un coût de production réduit. Le prix annoncé tourne autour de 27 500 € (ou 30 000 dollars), même si le crédit fiscal américain de 6 900 € qui aurait pu alléger la note a disparu.
Les défis à relever (et les promesses)
Plusieurs questions restent posées, notamment sur la demande réelle pour plusieurs millions de ces véhicules par an, en écho aux défis commerciaux du Cybertruck. La production mondiale de Tesla s’élevait à 1,63 million de véhicules l’année dernière ; atteindre l’objectif de 20 millions de véhicules d’ici 2030 paraît colossal, surtout si l’on pense à dépasser le volume combiné de Toyota et Volkswagen.
Le format non familial du Cybercab pourrait aussi limiter son attrait auprès de certains acheteurs. Par ailleurs, Tesla doit encore résoudre la question de la conduite autonome : l’idée de véhicules sans commandes physiques reste très ambitieuse, mais la nécessité de garder volant et pédales sur les prototypes montre qu’il reste des défis techniques et réglementaires à surmonter.






