Lors du Japan Mobility Show, Toyota, le constructeur japonais bien connu, a présenté une technologie de batterie qui pourrait bouleverser le secteur automobile. Sous la direction de Keiji Kaita (responsable du Carbon Neutral Advanced Engineering Development Center — centre de développement pour la neutralité carbone), Toyota vise des batteries capables de durer 40 ans tout en conservant 90 % de leurs performances initiales. Cette annonce illustre l’engagement du groupe pour une mobilité plus durable et plus respectueuse de l’environnement.
Technique et partenaires : comment ça marche
Les batteries annoncées par Toyota sont des batteries à semi-conducteurs (ou batteries à électrolyte solide). Elles remplacent l’électrolyte liquide par un électrolyte solide, ce qui diminue les risques de fuites thermiques et permet d’augmenter la densité énergétique, explique Auto Plus.
Idemitsu Kosan fournit l’électrolyte sulfureux (électrolyte à base de sulfure) et Sumitomo Metal Mining prend en charge la cathode (l’électrode positive), des partenaires clefs du projet présenté publiquement en octobre. Côté performances, Toyota annonce une autonomie de 1 200 km et une recharge ultra-rapide en moins de 10 minutes.
Toyota a sécurisé des partenariats avec ses fournisseurs pour garantir un approvisionnement constant en matériaux critiques, montrant ainsi la profondeur de son engagement dans ce projet.
Passage à la production de masse : la suite
Toyota prévoit de lancer la production de masse de ces batteries dès 2027. Ce passage à l’échelle industrielle est nécessaire pour permettre une adoption large de cette nouvelle génération de batteries. BMW et Samsung SDI visent aussi à proposer leurs premiers modèles grand public équipés de cette technologie d’ici 2030.
Pour réussir cette transition, il faudra produire à grande échelle dans le monde : des usines sont prévues au Japon, en Corée et aux États-Unis, prêtes à relever le défi.
Sur le plan économique, ces batteries devraient réduire le coût d’usage sur leur durée de vie. Elles diminuent également l’empreinte carbone, car elles demandent moins d’extraction minière et limitent la pollution liée au recyclage d’électrolytes liquides. En revanche, les détails sur le coût par kWh de cette technologie ne sont pas communiqués, et le surcoût initial pourrait constituer un frein, même s’il pourrait être compensé par la longévité.






