Voitures neuves : l’essence recule de 36,1 % en France, une baisse record parmi les grands marchés européens

Les immatriculations de voitures à essence ont chuté de 36,1 % en France sur les neuf premiers mois de 2026, selon les données européennes publiées le 22 octobre. Dans le même temps, les voitures entièrement électriques progressent de 79,1 % dans l’Hexagone. Ces chiffres éclairent un basculement rapide des achats neufs, sans décrire pour autant l’ensemble du parc automobile.

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Voitures neuves : l’essence recule de 36,1 % en France, une baisse record parmi les grands marchés européens © L'Automobiliste

La France affiche la plus forte baisse des immatriculations de voitures neuves à essence parmi les quatre grands marchés automobiles européens comparés par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Entre janvier et septembre 2026, leur nombre a reculé de 36,1 % sur un an, selon les statistiques publiées le 22 octobre par l’ACEA. Le recul est de 22,7 % en Allemagne, de 19 % en Espagne et de 16,4 % en Italie.

Ce mouvement accompagne une forte progression des voitures électriques neuves. Sur les neuf premiers mois de l’année, 387 342 voitures entièrement électriques ont été immatriculées en France, soit une hausse de 79,1 % par rapport à la même période de 2025, selon les données reprises par le média spécialisé electrive. La progression allemande atteint 58,1 % sur la même période.

En Europe, l’électrique dépasse désormais l’essence dans les immatriculations neuves

Le changement dépasse le seul marché français. Dans l’Union européenne, les modèles entièrement électriques représentent 22,7 % des immatriculations neuves cumulées de janvier à septembre, contre 21,2 % pour les voitures à essence. Un an plus tôt, les parts respectives étaient de 16,1 % et 27,7 %. Les électriques deviennent ainsi la deuxième motorisation la plus immatriculée sur cette période.

La première place revient toujours aux hybrides non rechargeables, qui concentrent 36,3 % du marché européen. Les hybrides rechargeables atteignent 10,1 %, tandis que le diesel tombe à 7,1 %. Ensemble, essence et diesel ne représentent plus que 28,2 % des immatriculations neuves dans l’Union, contre 36,9 % un an auparavant.

Au total, le marché européen des voitures particulières neuves progresse de 5,7 % sur les neuf premiers mois de 2026. Le recul de l’essence intervient donc dans un marché globalement en croissance, et non dans une contraction générale des achats.

Septembre accélère le mouvement, notamment en France

Le seul mois de septembre confirme cette dynamique. Selon le décompte détaillé d’electrive fondé sur les chiffres de l’ACEA, 65 243 voitures électriques ont été immatriculées en France, soit 107,5 % de plus qu’en septembre 2025. Dans l’ensemble de l’Union européenne, les immatriculations électriques du mois atteignent 290 117 unités, en hausse de 72,9 %.

Cette accélération mensuelle contribue au résultat cumulé de l’année. Elle doit toutefois être distinguée des évolutions à neuf mois : les pourcentages de septembre comparent uniquement septembre 2026 à septembre 2025, tandis que les chiffres annuels comparent deux périodes de neuf mois.

Ce que ces chiffres changent pour les automobilistes

Pour un acheteur qui compare les motorisations, ces données montrent surtout l’évolution rapide de l’offre et de la demande sur le marché du neuf. L’ACEA cite l’élargissement des gammes et les dispositifs d’aide à l’achat parmi les facteurs soutenant les motorisations électrifiées à l’échelle européenne. Elle ne fournit pas, dans ce communiqué, une mesure isolant l’effet de chaque dispositif français.

Les statistiques d’immatriculation ne permettent pas non plus de déduire directement la valeur de revente d’une voiture à essence, ni les coûts d’usage d’un modèle électrique. Ces éléments dépendent notamment du prix d’achat, du kilométrage, de l’accès à la recharge, de l’assurance et de l’entretien. Les voitures neuves immatriculées durant neuf mois ne représentent qu’une fraction du parc qui circule déjà sur les routes.

Le prochain indicateur à suivre sera la capacité de cette progression électrique à se maintenir au-delà des pics mensuels. Pour l’heure, les données publiées le 22 octobre établissent un constat net : parmi les grands marchés européens, la France est celui où les immatriculations de voitures à essence ont le plus fortement reculé depuis le début de 2026.

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