Elon Musk, le grand patron de Tesla, a récemment reconnu qu’il s’était planté sur la conduite autonome pour les véhicules de la firme. Cette révélation, faite fin janvier lors d’une conférence téléphonique avec les principaux actionnaires (rapportée par Presse Citron), marque un tournant dans une histoire qui dure depuis près de neuf ans. Cette confession publique soulève des interrogations sur l’avenir de Tesla et sur ce que les consommateurs peuvent attendre de la technologie automobile.
Des débuts semés d’embûches pour la conduite autonome
Depuis 2016, Elon Musk affirmait que les voitures Tesla étaient prêtes pour la conduite autonome. Cette année-là, l’entreprise avait lancé le Hardware 2.0 après avoir mis fin à son partenariat avec Mobileye. En 2019, Tesla introduisait le Hardware 3 dans ses voitures, promettant un grand pas vers l’autonomie totale. Pourtant, malgré ces améliorations matérielles, les véhicules équipés du Hardware 3 demandent encore une mise à jour pour atteindre le niveau promis.
Aujourd’hui, les modèles sont dotés du Hardware 4, mais le logiciel Full Self-Driving (FSD) n’est toujours pas dispo. Les propriétaires, qui comptaient sur cette fonctionnalité révolutionnaire, se retrouvent donc avec des attentes en suspens.
Les répercussions financières et juridiques pour Tesla
La situation coûte cher à Tesla. L’option de conduite autonome a été facturée à 12 000 € aux États-Unis, une somme non négligeable pour des clients qui espéraient profiter rapidement de cette technologie. Aujourd’hui, Tesla doit se charger de mettre à jour les véhicules équipés du Hardware 3 vers le Hardware 4 pour respecter ses engagement pris.
Cette mise à jour représente un défi financier important pour Tesla, déjà en proie à des difficultés économiques et à la rude concurrence des constructeurs chinois. Par ailleurs, l’entreprise doit aussi faire face à des poursuites pour « publicité mensongère« , avec notamment une condamnation récente suite à une plainte d’un client mécontent.
Les réactions des utilisateurs et la gestion de la crise chez Tesla
Pour les propriétaires qui ont opté pour l’option FSD, la déception se lit sur toutes les faces. Beaucoup avaient misé sur la vision d’Elon Musk, convaincus que leurs voitures seraient bientôt capables de se conduire toutes seules. La reconnaissance par Musk que les modèles actuels ne tiennent pas encore la promesse est perçue par certains comme un aveu d’échec.
Dans cette situation épineuse, Tesla se trouve en mode gestion de crise. « Je pense que la réponse la plus honnête, c’est que nous allons devoir mettre à niveau l’ordinateur Hardware 3 des personnes qui ont acheté le Full Self-Driving. Ce sera douloureux et difficile, mais nous allons le faire », avait déclaré Elon Musk lors de la conférence téléphonique avec les actionnaires.
Les attentes restent vives quant au potentiel du Hardware 4 une fois que le FSD sera effectivement lancé. Les clients espèrent bien que cette nouvelle version technologique permettra enfin aux Tesla d’atteindre leur potentiel en matière d’autonomie.




