Pourquoi Tesla a dû renommer en urgence l’une de ses options les plus prisées en France

Tesla a revu sa communication sur la conduite autonome après des critiques.

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Pourquoi Tesla a dû renommer en urgence l’une de ses options les plus prisées en France
Pourquoi Tesla a dû renommer en urgence l’une de ses options les plus prisées en France © L'Automobiliste

Tesla, le grand nom de la voiture électrique, se retrouve sous le feu des projecteurs à cause de la polémique autour de son option de conduite autonome. Au départ baptisée « capacité de conduite entièrement autonome », cette fonction a fait l’objet de critiques et de poursuites aux États-Unis comme en France. L’enjeu principal porte sur la manière dont Tesla a présenté cette techno à ses clients, ce qui laisse penser à une publicité trompeuse.

Les ennuis avec la loi en France et aux États-Unis

En France, la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) n’a pas tardé à s’en mêler. Fin juin 2025, l’organisme a mis Tesla en demeure pour « pratiques commerciales trompeuses« . Il a été demandé à Tesla de mettre fin à ces pratiques, sous peine d’une amende de 50 000 € par jour pendant quatre mois. Même si les automobilistes particuliers ne peuvent pas directement engager une action en justice, cette décision rappelle combien il est important d’informer honnêtement les consommateurs.

De l’autre côté de l’Atlantique, en Californie, Tesla se retrouve face à des accusations similaires. Depuis avril 2024, pour éviter toute confusion liée à sa fonction FSD (Full Self-Driving), Tesla a intégré le terme « Supervised » après FSD aux États-Unis. Ce petit ajout vise à rappeler aux conducteurs qu’ils doivent toujours rester attentifs derrière le volant, afin d’éviter toute mauvaise interprétation de l’aspect « autonome » de la fonction et garantir la sécurité routière.

Les ajustements chez Tesla

Pour se mettre dans les clous et éviter de lourdes amendes, Tesla a opéré des changements importants. Le 21 août 2025, l’entreprise a renommer son option de « capacité de conduite entièrement autonome » en « conduite automatique (supervisée) ». Ce changement n’est pas juste une question de mots, il traduit la volonté de la marque de s’adapter aux attentes des régulateurs français, en insistant sur le fait qu’une supervision humaine reste indispensable.

En parallèle, Tesla a revu sa manière de parler des futures capacités de ses véhicules. Plutôt que d’affirmer que « les prochaines mises à jour permettront à votre véhicule de se rendre presque n’importe où en toute autonomie », l’entreprise précise désormais que « les futures mises à jour devraient permettre à votre véhicule… ». Ce léger glissement dans les termes montre qu’ils veillent à mieux respecter leurs obligations légales et éthiques.

Les limites techniques actuelles

Il faut rappeler que malgré ces changements de terminologie, les performances réelles des véhicules Tesla restent inchangées. En Europe – y compris en France – la conduite autonome est limitée aux tronçons d’autoroute. Les conducteurs doivent garder les mains sur le volant pour leur sécurité et celle des autres. Les voitures ne peuvent toujours pas transporter une personne d’un point A à un point B sans qu’un humain intervienne activement.

Ces limites techniques montrent bien qu’il est important que les utilisateurs comprennent exactement ce que leur véhicule peut faire et ce qu’il ne peut pas faire. Une mauvaise interprétation pourrait non seulement créer des déceptions, mais aussi mener à des situations potentiellement dangereuses sur la route.

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